Un élu marocain accueilli par la police à sa descente d’avion

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Visé par plusieurs plaintes pour émission de chèques sans provision et corruption, le troisième vice-président de la commune de Tétouan, par ailleurs ex-conseiller dans le cabinet de Mohamed Ben Abdelkader, a été arrêté dans la matinée de mardi à son arrivée à l’aéroport de Rabat-Salé. Il s’était réfugié en Espagne pour échapper à la justice.

Anas Al Yemlahi, le troisième vice-président de la commune de Tétouan, accusé d’avoir émis des chèques sans provision, perçu des pots-de-vin de la part de certaines personnes auxquelles il aurait promis de les faire embaucher dans des postes de commissaires judiciaires, et qui était parti en Espagne pour échapper à la détention, a été arrêté mardi matin par les services de sécurité de l’aéroport de Rabat-Salé après son retour au Maroc, rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia. Un des plaignants affirme lui avoir remis une somme de 300 000 dirhams pour qu’il fasse embaucher l’une de ses proches au poste de commissaire judiciaire alors que ces recrutements s’effectuent sur concours, et sont organisés par le ministère de la Justice. Selon certains de ses proches, les dettes de l’élu sont évaluées à des dizaines de millions de dirhams, répartis en différents chèques sans provision et en diverses reconnaissances de dette.

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Après son arrestation, l’ex-conseiller dans le cabinet de Mohamed Ben Abdelkader (USFP), ministre de la Modernisation de l’administration publique et ministre de la Justice, de 2012 à 2019, dans le gouvernement de Saaddedine El Otmani (PJD), devra être transféré à Tétouan, puis présenté devant le procureur du roi près le tribunal de première instance. Après son audition à Tétouan, une éventuelle convocation devant le procureur général du roi près la cour d’appel de Rabat, serait envisageable. Sans exclure son déferrement devant le parquet en charge des crimes financiers.

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Certains des proches de l’élu s’activent pour éviter la prison à Al Yemlahi en tentant de convaincre ses créanciers de retirer leurs plaintes. D’autres collectent de l’argent auprès de certains entrepreneurs et hommes d’affaires de la ville, afin d’éponger ses dettes.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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