Un élu de la Coordination Rurale d’Indre-et-Loire démissionne, soupçonné d’agression sexuelle au Salon de l’agriculture

, Un élu de la Coordination Rurale d’Indre-et-Loire démissionne, soupçonné d’agression sexuelle au Salon de l’agriculture

Jérôme Lespagnol, 3e vice-président de la Chambre d’agriculture 37 (Coordination rurale) a démissionné le 4 mars. Il est soupçonné d’avoir sexuellement harcelé une salariée de la chambre d’agriculture du Centre-Val de Loire. Véronique Le Floc’h, l’ex-présidente de la CR, a elle aussi démissionné.

C’est une information ICI Touraine. Jérôme Lespagnol, 3e vice-président de la chambre d’agriculture d’Indre-et-Loire et membre de la coordination rurale 37 a démissionné de ses fonctions officiellement ce mercredi 4 mars. D’après nos informations il est soupçonné d’agression sexuelle.Officiellement l’agriculteur installé depuis 2005 à Marigny-Marmande démissionne de la chambre d’agriculture « pour raisons personnelles et médicale« . C’est en tout cas le motif qu’il a avancé à ICI Touraine. Même chose, dans sa lettre de démission envoyée à la chambre d’agriculture et à la préfecture.Mais selon nos informations, un incident a éclaté en plein salon de l’agriculture, ce dimanche 22 février, à proximité du stand de la CR. Il s’est produit un échange « un peu déplacé », de l’aveu même de l’agriculteur qui s’est confié au président de la CR 37, avant de proposer quelques jours plus tard sa démission.Toujours selon nos informations, Jérôme Lespagnol a, ce jour-là, envoyé de nombreux sms à caractère sexuel à une jeune salariée animatrice de la chambre d’agriculture de la Région Centre-Val de Loire, selon plusieurs témoins. Un harcèlement sexuel, puis cette tentative de rapprochement et ces mains aux fesses juste à coté du stand de la CR. La salariée est alors prise d’un malaise. Plus tard, en sortant du pavillon, elle explose en sanglots devant le secrétaire général du syndicat François Walraet. « Elle tremblait et semblait en état de choc », précise-t-il. Elle lui montre alors les sms et les preuves du harcèlement dont elle est victime. Des sms insistants que Jérôme Lespagnol continue à envoyer alors que la victime est transportée par les pompiers, comme ce  » je suis tout seul dans ma chambre d’hôtel ». La jeune femme est aujourd’hui en arrêt maladie.

Une agression insupportable selon Véronique Le Floc’h, écoeurée par de tels agissements et le silence de la CR. Si le secrétaire général de la CR précise qu’il est « hors de question de couvrir de tels actes », il confirme qu’aucune mesure n’a été prise, pour l’instant, à l’encontre de l’élu du 37. Mais le doute plane quant au fait de vouloir étouffer l’affaire. Dans un fil WhatsApp de la CR où  se trouve au moins une centaine d’adhérents, le président national Bertrand Venteau somme un de ses adhérents de se taire sur cette affaire. Bertrand Venteau a en revanche, le soir des faits, appelé l’élu tourangeau pour qu’il ne rentre plus en contact avec la salariée.Une membre de la Coordination Rurale présente au moment des faits a supprimé quelques sms reçus par la victime. « C’était pour l’empêcher d’être confrontée à ces sms. C’était pour son bien », précise François Walraet qui précise qu’à sa connaissance, la victime ne souhaite pas, pour l’heure, porter plainte.Du côté de la CR 37, Bruno Bois, le président de la chambre assure ne pas avoir eu connaissance d’un incident. Christophe Girault, actuel président de la CR37, lui, assure ne pas connaître la nature exacte de l’incident. Interrogé, Jérôme Lespagnol, lui précise qu’aucun fait n’a eu lieu au salon de l’agriculture, mais confirme bien avoir démissionné de ses fonctions de vice-président à la chambre d’agriculture d’Indre-et-Loire.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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