Des membres de la Garde nationale tunisienne accusés de viols sur des migrants : l’UE demande des comptes

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« La Tunisie est un pays souverain. Lorsqu’il y a des allégations d’actes répréhensibles concernant ses forces de sécurité […] nous attendons qu’elle enquête dûment sur ces cas », a asséné une porte-parole de la Commission européenne devant la presse. « Il est très important » que cette enquête ait lieu, a insisté Ana Pisonero.

Bruxelles réagit ainsi à la publication dans le quotidien britannique The Guardian d’une série de témoignages de migrants qui mettent en cause des membres de la Garde nationale, accusés de violences sexuelles, dont des viols. Dans cet article, les autorités tunisiennes contestent des allégations « fausses et sans fondement ».

Un partenariat avec l’UE

La gestion de l’immigration dans le pays est en partie financée par des fonds européens dans le cadre d’un accord de juillet 2023, qui prévoit notamment une aide de 105 millions d’euros. Interpellée sur le sujet, la Commission a insisté sur le fait que son financement pour les programmes de migration en Tunisie était acheminé « via des organisations internationales, des États membres de l’UE et des ONG présentes sur le terrain ».

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Avec ses côtes situées à moins de 150 kilomètres de l’Italie, la Tunisie est, avec la Libye voisine, le principal point de départ en Afrique du nord pour les migrants subsahariens cherchant à traverser la Méditerranée et à rejoindre clandestinement l’Europe.

Destiné notamment à faire baisser les arrivées de migrants sur les côtes italiennes, le partenariat UE-Tunisie suscite régulièrement des critiques d’ONG et d’élus de gauche, qui dénoncent l’autoritarisme du président tunisien Kais Saied et les atteintes aux droits humains dont sont victimes les migrants subsahariens dans le pays.

En avril, la médiatrice de l’Union européenne, Emily O’Reilly, a annoncé l’ouverture d’une enquête sur la manière dont la Commission s’assure du respect des droits de l’homme dans cet accord avec la Tunisie. Ses conclusions sont attendues dans les semaines qui viennent.

Des tensions

Depuis juillet 2023, la relation entre Bruxelles et Tunis s’est crispée à plusieurs reprises sur le sujet. En mai, la Commission européenne avait déjà reconnu une « situation difficile », après une enquête journalistique documentant la manière dont des dizaines de milliers de migrants ont été arrêtés et abandonnés en plein désert au Maroc, en Tunisie et en Mauritanie.

En juillet, une ONG tunisienne spécialisée (FTDES) a estimé que plus de la moitié des migrants en Tunisie vivent dans des conditions « inadaptées », à la rue ou dans des campements improvisés. Selon le ministère de l’Intérieur tunisien, du début de l’année jusqu’au 14 juillet, plus de 74 464 migrants ont été interceptés alors qu’ils tentaient de « franchir les frontières maritimes en direction de l’Europe », plus que sur l’ensemble de 2023 (environ 70 000).

Après un discours aux accents xénophobes du président Kais Saied en février 2023 dénonçant l’arrivée de « hordes de migrants subsahariens », des dizaines de milliers d’entre eux s’étaient retrouvés sans logement ni travail.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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