Municipales 2026 en Isère : plus de 16 000 Isérois sont candidats aux municipales !

Il paraît que la fonction d’élu local n’attire plus. Pourtant, plus de 16 000 citoyens sont candidats sur les listes pour les élections municipales des 15 et 22 mars prochain. Une fatigue démocratique, vraiment ?

Les chiffres sont édifiants : 2 400 maires ont démissionné depuis les élections municipales de 2020. La fonction d’élu semble ne plus attirer. Et pourtant… La vitalité démocratique persiste, un chiffre l’illustre : 16 032, c’est le nombre de candidats sur les listes électorales en Isère, c’est à peine moins qu’il y a six ans. Et cela reste énorme : quasiment un citoyen sur 50 est . C’est une exception en Europe voir au-delà, nous sommes quasiment le seul pays au monde à voir autant de citoyens se présenter aux élections, près d’un million de Français seront candidats dans 10 jours (le 15 mars prochain pour le premier tour) pour gérer leur commune.Alors oui il y a deux villages en Isère où il n’y a pas de candidats : Lavaldens en Matheysine et Chantesse entre Vinay et Tullins. Mais déjà en 2020, une commune – Malleval en Vercors – n’avait pas eu de candidat. Le terme de « fatigue démocratique » semble donc pour le moins exagéré.

Pour autant, il semble indéniable que le siège de maire use plus qu’avant. Et notre département a la palme des démissions volontaires : depuis 2020, 64 maires ont rendu leur écharpe en Isère. Cela représente quasiment un maire sur huit. Ce phénomène de « Grande démission » touche les petites comme les grandes communes. Quelques exemples : Echirolles, Saint-Quentin-Fallavier, Allevard, Monsteroux-Milieu au sud de Vienne. Toutes ces communes ont vu leur maire démissionner en cours de mandat, avec des raisons très différentes.La raison principale est à trouver dans les tensions au sein du conseil municipal, à l’origine d’une démission sur trois. C’était le cas d’ailleurs d’une des dernières en date, en octobre dernier : la démission de Patrice Ferrouillat, ex-maire de Cognin les gorges. « Il fallait aussi que ce débat, qui avait eu lieu au sein de notre conseil, soit mis sur la place publique. Cela va dans le sens de la démocratie : on est élu sur un mandat, quand on est désavoué sur un choix politique fort, quand ça ne va plus, on s’en va » estime-t-il.La deuxième raison des démissions est moins douloureuse, ce sont les passations de pouvoir anticipées, organisées. C’était le cas par exemple à Echirolles en 2023 : Renzo Sully, après 24 ans à la tête de la mairie, a passé la main à Amandine Demore. Enfin, troisième raison : les questions de santé, physique et mentale.

Si les agressions contre les élus ont fortement augmenté ces dernières années, elles « n’apparaissent pas comme un élément déclencheur de démission » selon le chercheur Martial Foucault, professeur à Sciences Po et chercheur au CEVIPOF. Cela reste bien sûr un traumatisme quand cela survient, on pense évidemment au maire de Villeneuve-de-Marc Gilles Dussault, qui d’ailleurs ne se représente pas cette année.Pour tenter de faire face à tout cela, une loi a été adoptée en fin d’année dernière. Créant un statut de l’élu local. Avec plusieurs mesures : davantage de protection pour les élus, des autorisations d’absences auprès des employeurs pour les maires qui travaillent encore à côté. Et des indemnités en hausse. Ce sera d’ailleurs l’objet de la prochaine chronique.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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