
Le principal opposant au président Recep Tayyip Erdogan fait l’objet de multiples poursuites visant à lui barrer la route de la prochaine élection présidentielle en 2028.
Le maire d’Istanbul Ekrem Imamoglu, figure de l’opposition turque membre du Parti républicain du peuple (CHP), arrêté pour «corruption» en mars, a été condamné mercredi à vingt mois de prison pour insulte et intimidation envers un procureur, selon le jugement obtenu par l’AFP.
Ekrem Imamoglu a comparu devant un tribunal situé à l’intérieur de la prison de Silivri, immense complexe pénitentiaire dans l’ouest d’Istanbul, où il est détenu depuis le 25 mars. L’édile, candidat désigné de son parti à la présidence pour la prochaine échéance prévue en 2028, fait l’objet de multiples poursuites en justice et a fait appel de plusieurs condamnations.
À lire aussi «Erdogan n’a plus aucune limite !» : en Turquie, le président écarte son principal rival, Imamoglu
«Il ne s’agit pas d’un procès mais d’une punition»
Il avait publiquement questionné en janvier la probité du procureur général d’Istanbul. Lors de ce procès, ouvert en avril, le procureur avait réclamé sept ans et quatre mois d’emprisonnement et une interdiction de toute activité politique.
«Je suis ici parce que je suis candidat à la présidentielle» avait lancé le maire lors de la seconde audience mi-juin. «Il ne s’agit pas d’un procès mais d’une punition», avait-il ajouté. Ekrem Imamoglu, ainsi qu’une centaine de ses proches et collaborateurs, a été arrêté le 19 mars, accusé de faits de corruption, qu’il nie. Son arrestation avait déclenché une vague de protestation inédite depuis dix ans à travers la Turquie.
CDCL : Un Bouclier pour nos Élus
L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.
CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.
Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.
Engagez-vous avec CDCL
Pour en savoir plus sur les actions de CDCL et sur la manière dont cette association contribue à protéger nos élus, nous vous encourageons à visiter leur site web.
Source de l’article : Source
