Trafic de drogues et violences en centre-ville de Revel : où en est la situation

l’essentiel Le sujet de la sécurité en centre-ville est revenu sur la table hier, lors d’une réunion entre élus, forces de l’ordre et commerçants de Revel, à l’est de la Haute-Garonne. Le trafic de drogue installé dans les rues est une préoccupation majeure.

« Nous avons fait remonter à la commandante de Villefranche l’ensemble des doléances évoquées lors de la première réunion », explique Alain Magnin-Lambert, adjoint municipal au commerce, en préambule, devant une vingtaine de personnes réunies en mairie : élus, commerçants et forces de l’ordre.

En juin dernier, les commerçants, notamment ceux du cœur de ville, exprimaient une inquiétude grandissante face à un trafic de drogue « au su et à la vue de tous » amenant menaces et incivilités.

Commerçants, élus et forces de l’ordre se réunissaient pour faire le point sur l’avancée de ce dossier épineux.
Commerçants, élus et forces de l’ordre se réunissaient pour faire le point sur l’avancée de ce dossier épineux. Photo DDM – Sophie Ménard

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Un nouveau major de gendarmerie

Le major Marsaud, arrivé de Nouvelle-Calédonie, a pris son poste à la brigade de Revel en août. « Je découvre la situation. C’est pour ça que j’ai décidé d’assister à cette réunion », annonce-t-il.

Les commerçants font toujours état de trafic, de consommation de stupéfiants sur la voie publique et scènes de violence plusieurs fois par semaine.

« L’été a été très compliqué en raison d’un sous-effectif », reconnaît le major. « Il n’a pas été possible de se concentrer sur les endroits qui méritent notre attention autant que l’on aurait voulu. » Des enquêtes chronophages, des mobilisations pour les JO ou l’A69… « Nous allons revenir à un niveau à peu près normal, donc nous allons remettre des patrouilles pédestres. » En plus de celles effectuées par les réservistes les vendredis et samedis.

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Le problème du trafic

« Les enquêtes judiciaires avancent », annonce le major. « L’objectif est de limiter ce sentiment d’insécurité. » Au « bas mot », les autorités estiment à 700 le nombre de consommateurs de produits stupéfiants.

« Il y a de plus en plus de consommateurs », constate aussi le maire Laurent Hourquet.  » Pour répondre à la demande, nous avons un afflux de dealers. J’en veux au conseil départemental qui a voulu éclater les bandes de Toulouse dans les plus petites communes. On a vu arriver ces jeunes qui retombent dans un phénomène de bande », s’agace le maire.

« On parle de sentiment d’insécurité pour nous, mais eux n’ont plus peur de rien », gronde un commerçant. « Il y a quand même de l’insécurité lorsque certains commerces sont contraints de fermer plus tôt », admet Alain Magnin-Lambert.

« Il faut qu’il y ait une progression, et que vous sentiez que la situation s’améliore », ajoute le major.

Travail avec les caméras, verbalisation des véhicules utilisés pour du trafic. Tout cela, la police municipale et la gendarmerie assurent y travailler de concert. « En 15 jours, nous avons verbalisé au moins 7 fois pour les trottinettes sous les galeries », assure la cheffe de la police municipale, Christine Hanizet. « Une patrouille est à pied de 7 h 15 à 19 h 30. » « La protection est aussi assurée autour du lycée », ajoute le maire Laurent Hourquet.

Sur les patrouilles de nuit, le maire assure : « Il faudrait a minima doubler les effectifs de la police municipale, et se pose le problème de l’armement. Je ne les mettrais pas la nuit sans armes. »

Les commerçants expriment une exaspération croissante. « On sent que ça grossit, que ça évolue en peu de temps », déclarent-ils. Ils espèrent plus de communication de la part des élus et des forces de l’ordre, sur les actions à venir, afin de retrouver un quotidien plus serein.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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