
D’Andrew Jackson, en 1835, à Ronald Reagan, en 1981, en passant par Franklin D. Roosevelt, en 1933, le nom de Donald Trump s’ajoute à la longue liste de candidats ou de présidents américains, démocrates ou républicains, à avoir fait l’objet d’une tentative d’assassinat. Avant même celle perpétrée samedi soir à l’encontre de l’ancien locataire de la Maison-Blanche, les experts alertaient que 2024, année électorale, avait le potentiel d’être explosive en termes de violence contre des personnalités politiques. « Cela va être une année très chargée pour nos agents spéciaux », notait en février dernier le chef adjoint de la police du Capitole, Ashan Benedict.
Dans un rapport, cette force de police chargée de la protection des sénateurs, députés et de leurs personnels a trouvé que le nombre de menaces contre les membres du Congrès avait atteint 8 008 cas en 2023 (+ 7 % par rapport à 2022). L’échelon national n’est pas le seul visé. Au niveau local et fédéré (États), 40 % des élus ont fait l’objet de menaces ou d’attaques au cours des trois années passées, selon les statistiques du Brennan Center for Justice, institut spécialisé dans la défense de la démocratie. Le chiffre s’envole à 89 % pour les parlementaires fédérés et 52 % pour les élus locaux quand sont prises en compte des atteintes moins sévères (insultes, harcèlement).
Motivations politiques
Plus inquiétant, une part non négligeable d’Américains trouve que certains objectifs politiques peuvent justifier la violence. D’après une étude de l’université de Californie-Davis, pour 32,8 % des sondés, cette violence peut être légitime pour au moins une des 17 raisons avancées par les auteurs, comme « empêcher le vol d’une élection »,« prévenir toute discrimination raciale ou ethnique » ou encore « préserver le mode de vie américain »… L’attaque du 6 janvier 2021 contre le Capitole, menée par des partisans trumpistes, montre à quel point ce genre d’invocation est une réalité.
De manière contre-intuitive, ce ne sont pas des groupes extrémistes qui représentent le plus grand danger pour la classe politique. Comme le remarquait la spécialiste Rachel Kleinfeld dans la revue Journal of Democracy en 2021, la tendance est au « dégroupement de la violence. Les individus s’autoradicalisent à travers leurs interactions en ligne. (…) Les idées des suprémacistes blancs, les codes des milices, les théories du complot se répandent via les jeux vidéo, les chaînes YouTube, les blogs. » Résultat : « Une nouvelle réalité où des millions d’Américains sont prêts à mener, soutenir ou excuser des actes de violence politique. »
« Loup solitaire »
Plusieurs tentatives d’assassinat récentes ont été commises par des individus qui se sont autoradicalisés. Ce fut le cas de James Hodgkinson, un homme de 66 ans qui a ouvert le feu en 2017 sur un groupe d’élus républicains qui jouaient au baseball, faisant plusieurs blessés. Ou encore d’Oscar Ramiro Ortega-Hernandez, 21 ans, qui a tiré sur la Maison-Blanche en 2011, car il considérait Barack Obama, le président de l’époque, comme « l’Antéchrist ». Cela semble aussi être le cas du tireur présumé de Butler, un homme de 20 ans décrit par les forces de l’ordre comme un « loup solitaire ».
Les organisateurs de la convention nationale républicaine (RNC), qui doit se tenir du lundi 15 au jeudi 18 juillet à Milwaukee (Wisconsin), n’ont pas indiqué comment cette tentative d’assassinat allait affecter le dispositif de sécurité. Les conventions se déroulent traditionnellement sous très haute surveillance. La présence d’armes au rassemblement avait fait l’objet de débats à Milwaukee avant l’attaque de Butler. Jusqu’à présent, elles étaient autorisées dans l’important périmètre de sécurité autour du Fiserv Forum, le site de la convention, mais pas dans la « zone dure » de contrôles renforcés, qui correspond à l’arène elle-même et aux bâtiments alentour.
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Dans l’histoire, quatre présidents américains assassinés
Le plus connu d’entre eux est John Fitzgerald Kennedy (« JFK »), assassiné le 22 novembre 1963 à Dallas par Lee Harvey Oswald, un ancien commando marine qui avait vécu en Union soviétique. Cependant, trois autres présidents américains ont été tués durant leur mandat.
Le premier d’entre eux étant le président Abraham Lincoln, tué en 1865 dans sa loge du Théâtre Ford à Washington par un acteur, John Wilkes Booth. Le deuxième fut James Garfield, tué en 1881 dans la gare de Washington par Charles Guiteau, un avocat qui cherchait désespérément une place de fonctionnaire. Le troisième, William McKinley, a été attaqué à l’arme à feu en 1901 par un anarchiste, lors de l’exposition panaméricaine de Buffalo.
Plusieurs tentatives d’assassinat ont eu lieu, contre d’autres présidents américains comme Andrew Jackson, Theodore et Franklin Roosevelt, Gerald Ford ou encore Ronald Reagan.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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