Avec l’attentat contre Donald Trump, le climat de violence politique aux États-Unis s’emballe

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Depuis l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche en 2016, le climat politique aux États-Unis n’a cessé de se polariser et a connu plusieurs épisodes de violence. Dans les heures qui ont suivi l’attentat, samedi, contre l’ex-président en campagne, des élus républicains ont accusé les démocrates d’alimenter une « rhétorique incendiaire » contre leur champion.

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Une réaction révélatrice. Peu avant d’être évacué dans un SUV noir, Donald Trump a demandé aux agents du Secret Service d’attendre, puis a levé un poing serré en direction de la foule en criant : « Fight » (battez-vous) à plusieurs reprises sous les acclamations de ses partisans.

Avec la tentative d’assassinat de Donald Trump samedi, lors d’un meeting en plein air, les tensions politiques constantes qui traversent la société américaine depuis une dizaine d’années ont franchi une nouvelle étape.

Les lieutenants de l’ex-président ont immédiatement imputé la responsabilité de cette attaque au camp démocrate. « Depuis des années, et aujourd’hui encore, des militants de gauche, des donateurs démocrates, et même Joe Biden ont fait des remarques et des descriptions répugnantes sur le fait de tirer sur Donald Trump », a dénoncé Chris LaCivita, membre haut placé de l’équipe de campagne du candidat républicain, sur X.

L’élu républicain Steve Scalise, victime en 2017 d’une fusillade qui a failli lui coûter la vie, a lui accusé les démocrates d’alimenter une « rhétorique incendiaire ». « Depuis des semaines, les dirigeants démocrates alimentent une hystérie ridicule selon laquelle la réélection de Donald Trump signifierait la fin de la démocratie en Amérique », a déclaré le numéro 2 républicain de la Chambre des représentants.

« Ce n’est pas un incident isolé. L’affirmation centrale de la campagne de Biden est que le président Trump est un fasciste autoritaire qui doit être stoppé à tout prix. Ce discours a conduit directement à la tentative d’assassinat », a déclaré sur X le sénateur républicain de l’Ohio J.D. Vance.

Dans les heures qui ont suivi la fusillade, l’équipe de campagne du magnat de l’immobilier a envoyé un texto aux électeurs en leur enjoignant de faire des dons. « Ils ne sont pas après moi, ils sont après vous », disait le message. »

They’re not after me, they’re after you », une phrase prononcée par Donald Trump au lendemain de sa condamnation pour paiements dissimulés dans l’affaire Stormy Daniels par un tribunal de New York en février 2024.

Trump, l’incendiaire

Depuis des années, le camp démocrate accuse pourtant bien Donald Trump d’avoir été l’instigateur d’un climat politique parfois irrespirable. Le président Joe Biden a lui-même maintes fois alerté contre le risque de « chaos ».

L’ancien président républicain a toujours fait de ses sorties incendiaires, volontiers provocatrices, une marque de fabrique. Durant sa première campagne pour la Maison Blanche, il avait multiplié les diatribes contre les Mexicains « violeurs », et avait été accusé d’avoir attisé une haine violente contre les migrants.

Le septuagénaire avait aussi été vivement critiqué après un fameux rassemblement d’extrême droite à Charlottesville, en 2017, lors duquel un sympathisant néonazi avait foncé en voiture dans une foule de contre-manifestants. Le président républicain Donald Trump avait alors dénoncé des violences « des deux côtés », ce qui lui avait valu d’être accusé de complaisance envers l’extrême droite. 

L’assaut du Capitole

Donald Trump est toujours visé par plusieurs procédures judiciaires pour avoir appelé ses partisans à refuser le résultat de l’élection présidentielle de 2020 lors de l’assaut du Capitole du 6 janvier 2021 et continue d’affirmer que la victoire lui a été volée par Joe Biden.

Les images de ses sympathisants déchaînés dans le temple de la démocratie américaine le 6 janvier 2021, brandissant drapeaux Trump et confédérés, laissant sur les murs des graffitis appelant à tuer les journalistes, ont aussi laissé une trace indélébile sur son mandat.

Plusieurs personnes prises à partie par le républicain, du sénateur Mitt Romney à l’ancien conseiller de la Maison Blanche sur la pandémie de Covid-19 Anthony Fauci, ont toutes indiqué avoir dû renforcer leur sécurité rapprochée après des menaces de la part de partisans du milliardaire.

Se présentant toujours comme une victime de « l’État profond », il a promis au cours de la campagne, un « bain de sang » s’il n’était pas élu, laissant également entendre qu’il pourrait refuser le résultat de l’élection.

Menaces contre les élus

L’élue démocrate Nancy Pelosi, dont le mari a été agressé en octobre 2022 par un homme muni d’un marteau (qui voulait en réalité s’en prendre à la dirigeante américaine) a dénoncé le tentative d’assassinat du 13 juillet.

« En tant que personne dont la famille a été victime de violence politique, je sais mieux que personne qu’elle n’a aucune place dans notre société », a écrit cette dernière sur X samedi, disant « remercier Dieu que l’ancien président Trump soit sain et sauf ».

Les actes de violence contre les élus américains ne datent pas d’hier. Mais nombre d’experts s’accordent à dire qu’ils ont flambé avec l’arrivée de Donald Trump au pouvoir, en janvier 2017 — qu’il soit, ou non, responsable de ces actes. Selon la police du Capitole, chargée de protéger les élus du Congrès, les menaces contre ces derniers ont plus que doublé depuis l’investiture du milliardaire républicain.

Lors de la dernière présidentielle, certains agents électoraux avaient dit avoir constaté une hausse des menaces et intimidations.

Cette attaque et ses conséquences politiques promettent de rythmer les prochaines semaines de campagne, à moins de quatre mois du scrutin présidentiel. La plupart des enquêtes d’opinion donnent Donald Trump, 78 ans, et Joe Biden, 81 ans, au coude-à-coude pour l’élection du 5 novembre.

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Mais l’agression du président et sa réaction combative, immortalisée par les photographes, devraient accroître ses chances de l’emporter face au président sortant, dont l’état de santé pose question au sein même du camp démocrate.

Aucun président ou candidat majeur d’une élection n’avait été visé par balle aux États-Unis depuis la tentative d’assassinat du président républicain Ronald Reagan en 1981.

Avec AFP et Reuters

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