Soupçonné d’agressions sexuelles, il s’installe dans ce village de Gironde et sème « la terreur »

C’est un climat de forte tension qui règne à Sauveterre-de-Guyenne, bastide de l’Entre-deux-Mers en Gironde. Depuis deux mois, l’arrivée d’un patient de l’hôpital psychiatrique de Cadillac, au passé trouble, cristallise les craintes d’une partie des habitants. Sa ressemblance frappante avec Michel Polnareff n’amuse plus personne. Bien malgré lui, il est devenu le sujet de toutes les discussions… et de toutes les rumeurs.

Un passé inquiétant

Clairement identifiable dans un documentaire de l’émission Zone Interdite, réalisé en immersion dans l’Unité pour Malades Difficiles (UMD), cet homme est au cœur de plusieurs scènes le mettant directement en cause.

« Si vous travaillez sur vous-même sur ces pulsions sexuelles, c’est que vous identifiez vous-même qu’elles posent problème », peut-on entendre de la part d’un membre du personnel, avant que ne soit clairement mentionné que l’individu ait commis des agressions sexuelles par le passé.

Ma voisine en a peur, mon fils en a peur.

Une habitante de Sauveterre-de-Guyenne

Ce documentaire a été partagé à de nombreuses reprises sur des groupes Facebook, WhatsApp. « Ma voisine en a peur, mon fils en a peur », confie une habitante, souhaitant conserver l’anonymat, au Républicain Sud-Gironde.

Le samedi 5 avril 2025, l’homme en question se serait introduit illégalement sur sa propriété. Une main courante a été déposée en gendarmerie. « À partir du moment où chaque famille change ses habitudes, c’est qu’il y a une inquiétude légitime. »

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Le maire n’avait pas été mis au courant de son arrivée

Cette inquiétude, l’édile de Sauveterre-de-Guyenne, Christophe Miqueu, la comprend parfaitement. « C’est un gros sujet pour la ville depuis son arrivée il y a deux mois. Moi, mais aussi la gendarmerie, personne n’a été informé de sa venue », déplore-t-il.

C’est pourtant lui qui doit gérer cette situation au quotidien. « La peur, elle s’entend dès lors qu’il y a une rumeur fondée sur une absence d’informations. Ça génère de la crainte et de la violence. »

À ce stade, ni le maire, ni les gendarmes n’ont eu accès à son casier judiciaire. La rumeur court donc… et ses conséquences néfastes se font déjà sentir.

Les gens ne se sentent pas en sécurité. Et lui non plus.

Christophe Miqueu, maire de Sauveterre-de-Guyenne

L’homme a été agressé verbalement et physiquement à plusieurs reprises.

« La rumeur lui met une cible dans le dos », dénonce Christophe Miqueu, qui constate amèrement que la sérénité publique n’est plus possible aujourd’hui dans la commune. « Les gens ne se sentent pas en sécurité. Et lui non plus. »

Pour la première fois depuis son arrivée à la tête de la mairie, le membre de La France insoumise a dû renforcer la sécurité autour du carnaval de la ville, « afin d’éviter tout débordement ».

Christophe Miqueu
Le maire de Sauveterre-de-Guyenne, Christophe Miqueu, exige le départ de la personne hospitalisée à plusieurs reprises à Cadillac. ©archives / Le Républicain Sud-Gironde

Que faire de l’individu ?

Pour retrouver la douceur de vivre qui régnait à Sauveterre-de-Guyenne, il demande aujourd’hui à « trouver une autre destination » au malade.

« À aucun moment, les acteurs concernés n’ont été réunis pour permettre cet accueil. Il y a deux inquiétudes légitimes : celle des habitants et celle de la personne mise en cause, pour sa propre sécurité. Je pense que sa vie est en danger ici. »

Contacté par Le Républicain Sud-Gironde, Luc Durand, directeur de l’hôpital psychiatrique de Cadillac, confirme travailler depuis plusieurs jours à une solution rapide.

Luc Durand, nouveau directeur de Cadillac à l'hôpital psychiatrique, vient de prendre ses fonctions.
Luc Durand, directeur de l’hôpital psychiatrique de Cadillac, assure s’atteler à trouver une solution rapide. ©archives / Le Républicain Sud-Gironde

Il rappelle que l’homme « ne représente aucune menace aujourd’hui et est encore suivi médicalement ».

« On est sur le point de trouver une solution », estime-t-il. Selon nos informations, son départ devrait intervenir dans les prochains jours. Avec l’espoir que Sauveterre-de-Guyenne retrouve un peu de quiétude et que cet homme puisse pouvoir se réinsérer sous de meilleurs auspices.

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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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