
Christophe Carrière, gêné, veut se faire discret: « Une procédure est en cours. Je ne souhaite rien dire avant l’audience. » Le maire de Sillans-la-Cascade est convoqué devant le tribunal correctionnel de Draguignan le 30 avril. Il est accusé de harcèlement moral sur deux agents communaux.
La réunion tourne à l’agression
Tout commence il y a deux ans. L’ancienne directrice générale des services Madame B., et le chef de la police municipale ont porté plainte à l’issue d’une réunion qui a viré au drame. « À l’origine, Madame B. a été embauchée par le maire pour remettre de l’ordre dans les services. Lors de ce rendez-vous – en présence de Christophe Carrière –, elle a dénoncé certains agissements et privilèges dont bénéficiait l’une des proches du maire, raconte Jean-Claude Guidicelli, l’avocat des victimes qui se sont portées partie civile. Ça a rapidement dégénéré. L’élu a agressé Madame B. » Selon l’avocat, le chef de la police tente d’apaiser la situation et de raisonner le premier magistrat.
Les deux plaignants décrivent ensuite une descente aux enfers. Ils sont « mis au placard », « rétrogradés ». « On leur retire les tâches administratives et leurs prérogatives. Le travail du policier est délégué à un autre agent qui n’en a pas les compétences. » De son côté, la directrice générale des services, Madame B., tombe en dépression. « Elle a fait un burn-out quelques mois plus tard. »
Le contexte ne facilite pas les choses. Sillans-la-Cascade est un petit village de 827 âmes. « Les informations circulent vite et les rumeurs vont bon train. Cela a évidemment eu des répercussions sur leur vie de famille. »
Madame B. finit par quitter le territoire. Elle est aujourd’hui employée dans une autre collectivité. Le chef de la police municipale, lui, est en arrêt maladie.
La « dynastie » Carrière
Me Guidicelli enfonce le clou: « Le dossier est dense, accablant et effrayant. » Plus d’un an et demi d’enquête. Une trentaine d’auditions. Et des « antécédents ».
« La plupart des agents auditionnés dénoncent un comportement tyrannique. Sillans-la-Cascade, c’est une dynastie. La famille Carrière règne en maître. »
Face aux accusations, le prévenu se serait défendu en expliquant être né à Marseille: « Il dit qu’il est grande gueule. Que les propos qu’il a pu tenir ont été amplifiés. » Aux juges d’apprécier mercredi 30 avril.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
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