
Un élu de la commune d’Abbeville (Somme) a été frappé par un automobiliste, en plein centre-ville, mercredi 18 décembre 2024, rapporte Le Journal d’Abbeville et de Ponthieu-Marquenterre . La victime, qui a reçu des coups-de-poing au visage, a déposé plainte à la police au lendemain des faits, complète Le Courrier Picard .
« Je suis choqué »
L’agression a eu lieu en fin d’après-midi, alors que l’élu venait de demander au conducteur de ralentir. « J’ai été frappé dans l’exercice de mes fonctions d’élu, mais je ne pense pas avoir été frappé parce que je suis élu », a écrit le conseiller municipal et départemental sur Facebook.
Sur les réseaux sociaux, il a également donné de ses nouvelles. « Je vais bien. Ma mâchoire n’est pas cassée. Je m’en sors avec un œil au beurre noir et des douleurs au visage. Je suis néanmoins choqué et surtout abasourdi par le degré de violence dans notre société. »
Le chauffard en fuite
L’agresseur a pris la fuite en abandonnant sa voiture, selon nos confrères. Jeudi 19 décembre 2024, le suspect était toujours recherché par les forces de l’ordre. L’élu devait se rendre à un rendez-vous avec la médecine légale, afin d’estimer ses jours d’ITT. « Je ne suis pas abattu ni traumatisé, Toujours debout comme dirait Renaud, toujours déterminé à mener mon action d’élu local », a-t-il expliqué aux internautes.
Cet incident n’a pas entaché la motivation de l’élu. Il était même présent à une réunion en lien avec ses fonctions, le lendemain de son agression. Il a également reçu le soutien de beaucoup d’élus. L’un des groupes de l’opposition déplore « l’augmentation du nombre d’agressions sur des élus, mais aussi la banalisation des injures publiques et des outrages vis-à-vis des politiques ».
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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