
Tony Loisel, le maire d’Aytré, mérite-t-il une sanction pour ses propos sur les violences tenus publiquement, ce jeudi 19 décembre, en réunion de conseil communautaire de la Communauté d’agglomération de La Rochelle ? Réponse début janvier, le temps que « les passions retombent », indique Jean-François Fountaine. En fin de réunion, le président divers gauche de l’intercommunalité rochelaise a en effet annoncé qu’il allait réunir les présidents des quatre groupes politiques constitués au sein de l’assemblée et la vice-présidente à l’égalité femmes-hommes, Sylvie Guerry-Gazeau, pour « prendre une position collective ».
C’est lors du débat sur le Schéma de cohérence territoriale (SCoT), un document qui fixe les grandes orientations de l’évolution des territoires à l’échelle de l’Aunis, que les paroles de Tony Loisel ont pu choquer.
Plan psychologique
Le maire d’Aytré a d’abord expliqué, comme ceux de Clavette et Sainte-Soulle avant lui, que les communes ne se sentaient « pas entendues » par la majorité du président Fountaine et trop souvent « pas consultées » pour des décisions qui les concernent. Et de citer l’exemple de la gare TER qu’il réclame dans la zone de Bel-Air mais qui n’apparaît pas dans les projets communautaires. Mais également celui du futur hôpital que la municipalité aytrésienne ne veut pas sur le site de DBMA-Aytré Métal, comme l’a validé le conseil de surveillance de l’hôpital, mais à Varaize.
En fin de réunion, le président a indiqué avoir « reçu un certain nombre de messages » de collègues indignés par les propos tenus par le maire d’Aytré
Évoquant un sujet « dans l’air du temps » et « un jugement qui passe à la télé », le maire d’Aytré fait alors un rapprochement entre les violences intrafamiliales et « les VIP » qu’il décline en « violences intrapolitiques ». Le fait que des élus ne soient « pas consultés » et se voient « imposer des sujets » devenant ainsi comparables, « sur le plan psychologique », à ce qu’il y peut y avoir de plus noir (et pénalement condamnable) dans le cercle familial. Un « ressenti » qu’il précise : « On nous impose des choses, on ne dialogue pas, c’est exactement ce que l’on vit. »
« Pas sur le même plan »
Vincent Demester tient alors à réagir « aux propos tenus ». Pour le maire de Saint-Vivien, il est clair que son collègue fait référence au procès des violeurs de Mazan, dont le délibéré a été rendu le jour même. Peut-on « assimiler » le vécu d’élus qui n’obtiennent pas satisfaction dans le rapport de force politique aux violences intrafamiliales et aux viols les plus horribles ?
« Vous ne pouvez pas laisser passer ça, Monsieur le président ! », assène l’élu en s’adressant à Jean-François Fountaine. Un président qui avoue « ne pas avoir tout perçu », de prime abord, des propos de son opposant politique, mais confirme qu’on « n’est pas sur le même plan ».
En fin de réunion, il indique alors avoir reçu « un certain nombre de messages » des rangs de sa majorité, pour s’indigner des paroles de Tony Loisel. Une réunion disciplinaire est donc programmée. Mais il semble que le règlement intérieur, voté par les élus en début de mandat, n’ait pas prévu pareil cas de figure.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
Source de l’article : Source
