
Ce n’est pas une première. « Des croix gammées et des inscriptions à caractère injurieux ont été relevées » sur un monument dédié aux martyrs de la résistance et de la déportation de Sète, a indiqué la Direction interdépartementale de la Police nationale, confirmant une information du quotidien régional Midi Libre. En novembre dernier, un tag « SS » avait déjà été tracé sur une plaque de ce monument.
C’est la police municipale de Sète (Hérault) qui a eu connaissance des tags samedi en fin de journée. « Des procès-verbaux de constatation sont en cours pour que la ville puisse porter plainte », a ajouté la DIPN.
Journée nationale d’hommage
L’unité d’investigation de Sète est également chargée de rechercher d’éventuels témoignages ou vidéos. Sur des photos mises en ligne par le Midi Libre, on peut voir au moins trois croix gammées en des endroits différents et une inscription « Heil Hitler ».
« Honte à ceux qui ont osé à nouveau dégrader le monument des Martyrs de la Résistance et de la Déportation à Sète. C’est une insulte aux descendants des déportés en cette journée nationale d’hommage » qui se tient en France chaque dernier dimanche d’avril, a écrit sur le réseau social X (ex-Twitter) le préfet de l’Hérault.
Un « monument symbolique »
« Je suis très choqué par la dégradation d’un monument ô combien symbolique, survenue la veille de la Journée nationale du souvenir des victimes de la déportation », a réagi auprès de l’AFP Sébastien Denaja, conseiller régional PS de la région Occitanie et élu sétois d’opposition. Selon lui, la date laisse penser que le vandalisme avait été commis « par des gens qui savent très bien ce qu’ils ont fait ».
« Avec Carole Delga, présidente (PS) de la région Occitanie, nous espérons que les conclusions de l’enquête permettront d’identifier les coupables et de les condamner sévèrement », a-t-il poursuivi, exprimant son émotion « en tant qu’élu, que citoyen et que petit-fils de résistant ».
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