« S’en prendre à un maire, c’est s’en prendre à la République »: le président de l’association des maires du Var réagit après la violente agression d’un élu en Isère

, « S’en prendre à un maire, c’est s’en prendre à la République »: le président de l’association des maires du Var réagit après la violente agression d’un élu en Isère

« Une honte, un scandale! » Le président de l’association des maires du Var, Jean-Pierre Véran, n’a pas de mots assez durs pour qualifier l’agression dont ont été victimes Gilles Dussault, maire de Villeneuve-de-Marc, en Isère, et son fils.

« Nous, les maires, sommes au contact permanents de la population, sollicités de jour comme de nuit, pour de gros problèmes, et de plus petits. Nous sommes engagés pour le bien commun, celui de nos communes, et de leurs habitants. Les élus locaux ne sont pas là pour se faire agresser dans la rue! S’en prendre à un maire, c’est s’en prendre à la République. Cette violence est abjecte, et elle doit être punie d’une manière radicale« , poursuit le maire de Cotignac.

L’édile voit dans cette agression l’aboutissement extrême « d’un manque de respect qui va grandissant, depuis des années. Il est temps de remettre les pendules à l’heure ».

Le débat politique national et les réseaux sociaux pointés du doigt

Au-delà de l’acte individuel, Jean-Pierre Véran cible quelques causes qui selon lui participent à dégrader le lien entre la population et ses élus. « Je ne fais pas de politique, mais j’estime que les homme politiques de haut niveau, en France, devraient montrer l’exemple d’un débat apaisé, d’échanges démocratiques… Or je ne les nommerai pas, mais certains passent leur temps à simplement dénigrer pour dénigrer, c’est un spectacle lamentable. Qui a un impact jusque dans nos villages: la campagne municipale commence à peine, et on observe beaucoup de choses qui ne sont pas à la hauteur… »

Le représentant des maires varois rappelle que « nous sommes dans un pays de liberté, où on peut s’exprimer… Quand on a un désaccord, on l’exprime, on n’agresse pas! »

Un autre phénomène s’invite au banc des complices, à ses yeux: « Les réseaux sociaux font beaucoup, beaucoup de mal, jusque dans les villages… Il s’y trouve pléthore de gens de peu de courage qui plutôt que de participer au débat public, disent ici, anonymement ou pas, un peu n’importe quoi, sur des sujets qu’ils ne maîtrisent même pas, mais l’essentiel est bien de dénigrer, dénigrer, dénigrer… »

Sur Facebook, justement, réseau social très usité par lui-même et les élus de sa commune, le maire de Saint-Maximin Alain Decanis a lui aussi réagi à l’agression qu’il a appris « avec effroi (…). S’en prendre à un élu, c’est s’en prendre à un élu de la République » à ses yeux, « c’est malheureusement de plus en plus fréquent. La violence, les insultes, les menaces, les agressions… deviennent le lot quotidien des femmes et des hommes engagés pour leur ville, leur village, leur quartier. Depuis des mois, des opposants à mon action publique, souvent dissimulés derrière de faux comptes Facebook, multiplient des commentaires haineux m’attaquant personnellement », note-t-il. Dans la cité de la basilique, où le climat politique local est délétère, certains de ses opposants portent d’ailleurs le même type de griefs à l’endroit du maire et de membres de sa majorité… « Les maires sont des êtres humains, ils ne sont pas parfaits mais on en a besoin car sans eux, plus rien ne fonctionne », conclut Alain Decanis dans son post.

Dans le Var, ce fait divers touchant un maire « nous évoque aussi, même si le contexte est totalement différent, le dramatique décès du maire de Signes, Jean Michel, il y a six ans presque jour pour jour… Cette douleur est encore vive », confie Jean-Pierre Véran. Jean Michel, maire de Signes, est mort le 5 août 2019, à 76 ans, renversé par une camionnette. Le conducteur avait effectué une marche arrière, le percutant mortellement, dans un acte accidentel selon la justice.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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