
Le 11 août 2024 au soir, les gendarmes sont intervenus à Luché-Pringé (Sarthe) après avoir été informés de l’agression de l’adjoint au maire.
Sur place, l’élu a expliqué qu’il avait été frappé par un jeune homme alors qu’il exerçait ses fonctions.
La veille, l’adjoint s’était rendu dans le camping municipal, après avoir été informé de la présence d’un groupe de jeunes faisant du tapage.
Le 11 août, l’élu est donc retourné sur les lieux pour vérifier si tout se passait bien.
Il constate alors la présence près du camping d’un groupe de trois hommes. Il s’approche d’eux et leur demande de quitter les lieux, comme le lui conféraient ses prérogatives.
Le groupe refuse et le ton monte, jusqu’à l’agression physique de l’adjoint au maire, qui reçoit un coup de poing au visage.
Le jeune homme a rapidement été interpellé à son domicile par les gendarmes.
« Je lui ai mis une droite »
Devant le tribunal du Mans, vendredi 30 août 2024, le jeune homme de 20 ans comparait libre. Le prévenu, de taille moyenne, aux cheveux bruns soignés, aux airs de collégien avec son sweat vert turquoise foncé et son pantalon noir assorti à ses baskets, a reconnu les faits de violences qui lui sont reprochés. Mais il a livré sa version des faits.
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Il a confirmé que l’élu, qui avait bien décliné sa fonction, leur avait bien demandé de quitter les lieux jusqu’à ce que le ton monte.
« Il m’a poussé, je l’ai poussé, il m’a mis une gifle, je lui ai mis une droite », a expliqué le jeune homme qui, jusqu’alors, n’avait pas de casier judiciaire.
Violences inacceptables
« Qu’est-ce que vous pensez des faits, avec le recul ? », demande le président du tribunal.
« Ça coûte cher pour pas grand-chose », répond le jeune homme, ajoutant qu’il n’est pas violent et qu’il n’a jamais frappé personne.
À la suite de l’avocat de l’élu, qui a dénoncé des violences inacceptables, le procureur a déclaré : « on ne peut tolérer que des jeunes et des moins jeunes s’en prennent à nos élus ».
Quant à l’avocat du prévenu, il a demandé une peine adaptée pour son client.
Travail d’intérêt général
Le prévenu a finalement été condamné à 105 heures de travail d’intérêt général, comme requis par le procureur, et encourt deux mois de prison s’il n’exécute pas ces heures.
Il est également inéligible pendant deux ans.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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