Dimanche 25 août 2024, Patrick Becker, maire de Kuntzig, une commune mosellane près de Thionville, s’est fait frapper par un membre de la communauté des gens du voyage, selon une information du Républicain Lorrain confirmée par Lorraine Actu.
Un cortège d’une vingtaine de caravanes a tenté de s’installer sur le terrain de football municipal, quand Patrick Becker a voulu s’interposer. C’est à ce moment-là qu’a eu lieu l’agression.
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La maire de Kuntzig, en Moselle, frappé par un membre des gens du voyage
« Une installation de caravanes à Kuntzig, c’était la première fois en dix ans », raconte le maire Patrick Becker. Dimanche à 17 h, il a reçu un appel de son adjoint le prévenant de l’installation en cours de caravanes sur le terrain de foot. Lorsqu’il se rend sur place, il constate que le grillage et la main courante – censés protéger des intrusions – ont été découpés.
Patrick Becker se gare alors de façon à bloquer l’accès au terrain. Si certains voyageurs y étaient déjà entrés, la majorité d’entre eux se sont retrouvés bloqués dans la rue. « J’ai demandé à voir le chef, mais ils m’ont dit qu’il n’y en avait pas », se souvient Patrick Becker. L’élu leur a demandé de partir, leur signalant les dégradations. La tension est alors montée d’un cran.

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Après avoir frappé le maire, l’agresseur a été interpellé
Les insultes fusent de la part des voyageurs. « Un d’entre eux était plus virulent que les autres. Il s’est reculé un peu et m’a claqué ses deux mains fortement sur mes épaules. » L’élu n’est pas tombé. Il raconte : « Je suis revenu vers le gars, et il s’est approché en me menaçant, s’apprêtant à me mettre un coup de boule. » Des personnes de la communauté ont fait reculer le plus virulent, les gendarmes sont arrivés au même moment.
Avant cet événement, je n’ai jamais été touché.
C’est une demi-heure après les faits que vingt gendarmes du PSIG ont interpellé l’agresseur. Il a été entendu par le procureur de la République deux jours après, mardi dans la matinée. « Le substitut du procureur m’a appelé en m’informant que l’individu est placé sous contrôle judiciaire jusqu’au procès, qui aura lieu le 11 septembre », indique l’élu. D’ici-là, l’agresseur a l’interdiction de rencontrer le maire et d’accéder à la commune.
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Près de deux jours après leur installation, les caravanes sommées de quitter la ville
Mardi après-midi, un arrêté d’expulsion sous vingt-quatre heures envers ces caravanes a été pris. Les gendarmes l’ont notifié dans la foulée à la communauté, et mardi soir ils étaient partis. « C’est rare que ça aille aussi vite », souligne Patrick Becker, « je me suis senti protégé par l’État ».
Ma femme, vous croyez qu’elle a réussi à s’endormir le soir même ?
Suite à l’agression, l’élu a subi des douleurs derrière l’oreille qui n’ont pas entraîné d’ITT. Mais d’après Patrick Becker, c’est le contrecoup psychologique qui a été le plus violent. « Le soir, on se dit ‹ putain j’aurais pu me prendre un coup de couteau › », soupire-t-il. L’édile plaide désormais pour que de telles situations, dans lesquelles les maires sont en première ligne, ne se reproduisent plus.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
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