Depuis sa création dans les années 1980, l’antenne de Saint-Paul-lès-Dax, initialement autonome par rapport au commissariat dacquois, disposait d’un agent d’accueil, de quatre agents judiciaires, et d’une patrouille véhiculée. « Cependant, depuis 2018, nous avons constaté une diminution progressive des effectifs et des moyens, culminant aujourd’hui avec cette fermeture accrue », poursuit le texte.
« Choix sans concertation »
À partir du 10 mars 2025, l’antenne saint-pauloise ne sera plus ouverte qu’une matinée par semaine, uniquement sur rendez-vous pris au préalable. Ces locaux sont actuellement ouverts en semaine de 8 heures à 13 h 15, et de 14 heures à 16 h 45.
Dans son intervention, le maire Julien Bazus a indiqué que « cette décision de l’État, prise sans concertation, a fait l’objet de discussions avec le corps préfectoral des Landes, mais qu’il n’y a pas de changement à ce jour. »
La motion rappelle également les besoins accrus d’un service de police de proximité, liés notamment à la démographie et au développement du trafic de drogue : « Ce choix organisationnel, pris sans concertation avec les élus et les acteurs locaux, va à l’encontre des besoins des Saint-Paulois en matière de sécurité sur notre territoire, dont la démographie ne cesse de progresser. »
Les élus ajoutent : « Alors que notre territoire a été exposé, ces derniers mois, à des incidents importants et au développement du trafic de drogue, cette réduction drastique des moyens constitue un signal politique inquiétant et marque un désengagement de l’État au plus proche des réalités du terrain. »
Julien Bazus y voit une « situation d’autant plus paradoxale que le Président de la République et le gouvernement ne cessent d’affirmer vouloir renforcer la présence policière par plus de ‘’bleu’’ sur le terrain pour garantir la sécurité des citoyens. »
« Ne pas bloquer des effectifs »
Contactée, la préfecture des Landes argumente de son côté en faveur de cette « réorganisation », synonyme selon elle « d’un meilleur service rendu à la population, en favorisant la présence de voie publique, et le fait de ne pas bloquer des effectifs en commissariat sur de longues plages horaires sans réelle fréquentation du public ».
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
Source de l’article : Source
