Une amende de 800 euros requise pour l’agression à Avignon d’un maire isérois

André Mondange, maire communiste du Péage-de-Roussillon en Isère était avec ses proches à Avignon en 2023, juste avant Noël, pour fêter la soutenance de thèse de son neveu. Mais  la réunion familiale a mal tourné à la sortie d’un bar du centre-ville, L’Explo, rue des teinturiers, après la rencontre de deux jeunes hommes, ils ont été jugés ce jeudi, devant le tribunal d’Avignon.

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L’élu a été victime d’un coup qui lui a valu un impressionnant œil au beurre noir. Sa nièce a pris une bouteille sur la tête et sa fille métisse a été victime de propos racistes. Un an de prison avec sursis a été requis à l’encontre de l’homme de 22 ans, jugé pour les injures racistes et le coup de bouteille.

Pour le jeune de 19 ans, auteur présumé du coup de poing visant André Mondange, une amende de 800 euros a été requise. Les casiers judiciaires des deux jeunes jugés dans cette affaire sont vierges. Ils ont accusé le maire, son frère, sa fille et son neveu de violences, le procureur a requis la relaxe.

« Tu es noir, tu n’es pas légitime à être en France »

Ces deux jeunes sont proches des idées identitaires d’Argos, un groupuscule d’extrême droite, ils l’ont reconnu, mais celui de 22 ans nie les propos racistes, il n’a pas insulté la fille d’André Mondange, qui est métisse. « C’est la carte joker, je suis de droite, donc je suis raciste« , dit-il même à la barre. « Il y a une haine de la personne de droite« , ce sont ses mots.

De son côté, l’élu est pris par l’émotion, quand il raconte ce qu’il a entendu ce soir-là. « Tu es noir, tu n’es pas légitime à être en France », « ton père est blanc, ça nous fait chier qu’il ait fait un enfant avec une noire. » André Mondange conclu, « c’était insupportable ces propos« , à la sortie de la salle d’audience, il est encore très ému.

La célébration tourne à la rixe

Après ces insultes, selon la version de la famille, la nièce répond : « Tes parents sont blancs, ça ne les a pas empêchés de faire un abruti. » C’est là que les choses dégénèrent, mais là aussi les deux jeunes nient être à l’origine des violences. Selon leur version, ils ne faisaient que se défendre, les véritables victimes ce sont eux.

La nièce d’André Mondange porte toujours la cicatrice de ce coup de bouteille. Elle a surement été blessée dans la cohue ou par l’un des membres de sa propre famille, justifie le jeune homme. L’autre prévenu, le plus jeune des deux, jugé pour avoir frappé André Mondange explique que c’est l’élu qui a commencé. Là aussi, c’est version contre version, pour le maire, c’est le jeune qui l’a attaqué.

Le fait qu’André Mondange soit maire, et que son agresseur présumé le sache, pourrait être retenu comme une circonstance aggravante, mais le procureur considère que ce coup n’a pas été donné parce qu’André Mondange est un élu, mais parce que ce jeune essayait de défendre son ami dans la cohue générale.

Le tribunal rendra sa décision dans un mois le 27 mars prochain.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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