
Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé mercredi l’expulsion «brutale et arbitraire» d’un journaliste français du Togo, connu pour ses critiques envers le pouvoir, alors qu’il couvrait les tensions politiques liées à l’adoption d’une nouvelle Constitution. RSF condamne «fermement le traitement brutal et arbitraire infligé au reporter» Thomas Dietrich, qui travaille pour la revue en ligne Afrique XXI, a dit l’organisation dans un communiqué.
Peu après son arrivée samedi à Lomé, le journaliste, connu pour ses positions critiques envers les autorités du pays, avait publié sur X une vidéo dans laquelle il qualifiait le régime du président togolais Faure Gnassingbé de «dictature», qui renforcerait son pouvoir avec l’adoption d’une nouvelle Constitution. Ce texte ferait passer le Togo d’un régime présidentiel à un régime parlementaire; il est rejeté par l’opposition qui y voit un moyen pour Faure Gnassingbé de se maintenir à la tête du pays le plus longtemps possible. Thomas Dietrich «a été arrêté et brutalisé par des policiers avant d’être condamné, le lendemain, à six mois de prison avec sursis et expulsé (mardi) du territoire», dénonce RSF. Le journaliste a déclaré à l’AFP avoir été «frappé, déshabillé et insulté» par des policiers, après un entretien avec le président de la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC).
Après 24 heures de détention, il dit avoir été jugé par un tribunal de Lomé et condamné à 6 mois de prison avec sursis, 5 ans d’interdiction de séjour au Togo, et 600.000 FCFA (environ 916 euros) d’amende, avant d’être expulsé vers le Bénin par la route. Selon RSF, les autorités l’accusent de «manoeuvres délibérées tendant à masquer sa réelle profession», et d’avoir «emprunté des voies illégales et sans aucune formalité» pour entrer au Togo alors que, selon cette ONG, le journaliste avait précisé sa profession lors de sa demande de visa tout comme lors de son arrivée.
Thomas Dietrich a déjà été expulsé d’un pays africain. En janvier, il a dû quitter la Guinée alors qu’il enquêtait sur la Société nationale des pétroles (SONAP). RSF condamne également la suspension provisoire de toutes les accréditations pour la presse étrangère annoncée par la HAAC lundi, à quelques jours des élections législatives et régionales prévues le 29 avril. La HAAC justifie cette décision par «des problèmes liés à l’envoyé spécial Thomas Dietrich (…) dans le cadre de la délivrance des accréditations», et «des manquements graves constatés dans la couverture de l’actualité politique sur le Togo par RFI et France 24 ces derniers temps».
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