RÉACTIONS. « Acte inacceptable », « la République doit tenir debout » : après l’agression du maire de Valence-d’Agen, des politiques au soutien

, RÉACTIONS. « Acte inacceptable », « la République doit tenir debout » : après l’agression du maire de Valence-d’Agen, des politiques au soutien

l’essentiel L’agression dont a été victime Jean-Michel Baylet, maire de Valence-d’Agen (Tarn-et-Garonne), dans l’exercice de ses fonctions, fait réagir la classe politique du département. Beaucoup apportent leur soutien à l’ancien ministre et demandent à la justice une réponse plus ferme. Car en s’en prenant aux élus, c’est le socle de la République que l’on abîme.

Valérie Rabault : « Trop souvent les maires sont laissés à eux-mêmes face à la violence »

Dans un communiqué, la conseillère départementale du canton Aveyron Lère et ancienne députée PS de la 1re circonscription, « apporte tout son soutien à Jean-Michel Baylet suite à l’agression qu’il a subie à Valence-d’Agen ».

« Les maires sont officiers de police judiciaire et ils doivent être défendus dans l’exercice de cette fonction sinon cela veut dire que la société s’enfonce dans le renoncement. Trop souvent les maires sont laissés à eux-mêmes face à la violence. Il est indispensable que les peines prononcées par la justice soient à la hauteur pour inverser le cours des choses. À Valence-d’Agen, chacun ne peut que constater que le maire Jean-Michel Baylet paie de sa personne pour faire respecter l’ordre public et ainsi assurer à chacun un cadre de vie serein. Il est inacceptable qu’il ait à en subir de la violence », écrit Mme Rabault.

Le PRG 82 condamne « un acte inacceptable »

« L’agression du maire de Valence-d’Agen est à condamner avec force et vigueur. Porter atteinte à l’intégrité physique et morale d’un élu de la République dans ses fonctions constitue une violation gravissime des règles de la vie dans notre société », considère la fédération PRG de Tarn-et-Garonne.

« Un maire dévoué à sa commune est soucieux du bien vivre ensemble de ses administrés. Il lui revient le droit de police.
Dans ce contexte qui doit tous nous interroger, la défense de l’autorité publique impose une solidarité sans faille, surtout sans frontières partisanes. Car le sujet n’a rien de politicien. Au contraire, il requiert un courage collectif, pour que soient respectés les plus élémentaires principes de liberté, d’égalité et de fraternité. Forts de ces valeurs fondatrices, le PRG 82 est pleinement solidaire de Jean-Michel Baylet, condamne un acte inacceptable mais, plus encore, appelle à une convergence citoyenne pour refuser les dogmes idéologiques comme les stigmatisations populistes voire démagogiques, et défendre ce très cher vivre ensemble dans le respect de la République. »

Jean-Philippe Labarre, président de Nouveau Montauban : « La République doit tenir debout »

« Lorsqu’un maire est agressé parce qu’il demande simplement le respect de la tranquillité publique et de la loi, ce n’est pas seulement un homme que l’on frappe : c’est une institution de la République que l’on atteint », souligne Jean-Philippe Labarre, conseil municipal et communautaire de Montauban.

Pour le président de l’association citoyenne Nouveau Montauban, « il arrive un moment où une République doit cesser de s’excuser d’exercer son autorité. De Gaulle avait bâti nos institutions autour d’une conviction essentielle : l’État doit tenir debout, exercer son autorité et protéger la République. Rien d’extrême là-dedans. C’est la République ! »

« Soyons également parfaitement clairs : il ne s’agit ni d’origine, ni de nationalité. La République ne juge pas les hommes sur ce qu’ils sont, mais sur ce qu’ils font. Quiconque respecte nos lois, nos élus et nos institutions a toute sa place dans notre République.
Quiconque les bafoue doit répondre de ses actes devant la loi avec la plus grande fermeté. Les mêmes droits. Les mêmes devoirs. La même loi pour tous », souligne Jean-Philippe Labarre.

« Nous pouvons avoir des désaccords politiques, y compris profonds. Mais rien ne justifiera jamais la violence contre un élu de la République. Nouveau Montauban condamne cette agression avec la plus grande fermeté et adresse à Jean-Michel Baylet tout son soutien dans cette épreuve. Protéger nos élus, faire respecter la loi, garantir l’autorité de l’État, ce n’est ni de droite, ni de gauche. C’est défendre la République. »

Claude Vigouroux : « On ne s’en prend pas à un maire, point »

À droite aussi, l’agression subie par le maire de Valence-d’Agen fait réagir. Claude Vigouroux, adjoint de quartier à la mairie de Montauban, résume son point de vue en deux phrases : « On ne s’en prend pas à un maire, point. Soutien total à M. Baylet ».

Jean-Philippe Bésiers, maire de Castelsarrasin, a publié ce communiqué sur sa page Facebook : « Maire de Valence-d’Agen ou de toute autre commune, les actes de violence à leur encontre sont inacceptables et condamnables. Officier de police judiciaire, le maire doit pouvoir bénéficier de prérogatives et de protection dans l’exercice de ses fonctions. Trop de faits relatent les agressions à l’encontre des maires et des élus locaux. La loi doit être encore durcie de façon à ce que ces actes soient immédiatement sanctionnés par des peines exemplaires. On ne peut bafouer l’ordre et le respect dans notre démocratie et notre République ».

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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