Quatre militants d’ultradroite condamnés pour une agression homophobe à Paris

Deux d’entre eux ont été condamnés à cinq et sept mois de prison ferme. La victime avait reçu un coup de poing au visage.

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France Télévisions

Publié le 12/06/2024 20:14

Temps de lecture : 2 min

Le tribunal correctionnel de Paris, le 2 décembre 2023. (MAGALI COHEN / HANS LUCAS / AFP)

Quatre militants d’ultradroite ont été condamnés, mercredi 12 juin, en comparution immédiate, pour leur participation à une agression homophobe, à Paris, dans la nuit de dimanche à lundi, alors qu’ils « fêtaient » la victoire du RN aux élections européennes.

Selon les faits rapportés par le parquet, la police était intervenue dans la nuit de dimanche à lundi, près du jardin du Luxembourg : « La victime, qui rentrait chez elle, a assuré avoir été alpaguée vers 1h30 par des propos homophobes et transphobes proférées par des personnes tenant une ceinture et un bâton », a-t-il détaillé. Toujours d’après le parquet de Paris, « un témoin et la vidéosurveillance ont confirmé qu’au moins un coup de poing avait été porté à la victime. »

A la barre, les accusés ont notamment été interrogés sur un message écrit par l’un d’eux peu de temps après l’heure de l’agression, en indiquant que ses amis avaient « fumé un gay ».

Deux des accusés, âgés de 23 et 20 ans, ont été condamnés pour « violences » à cinq et sept mois de prison ferme. Le tribunal correctionnel a ordonné leur incarcération immédiate, mais ils pourront demander à purger leur peine sous bracelet électronique. Deux autres jeunes hommes ont été condamnées à six mois de prison avec sursis pour « non-assistance à personne en danger ».

Selon le parquet, en garde à vue, les quatre jeunes hommes ont affirmé des « revendications paramilitaires et d’affiliation au Groupe union défense [GUD, un syndicat d’étudiants d’extrême droite] et au Rassemblement national. »

« Vous ne savez pas qui je suis, vous verrez demain ce qui va vous arriver », a menacé l’un d’eux à l’attention des policiers. « C’était une blague », s’est-il excusé à la barre.

L’un des jeunes hommes condamnés pour « non-assistance à personne en danger » est Gabriel Loustau, 23 ans, figure du GUD et fils d’Axel Loustau, ancien militant de cette organisation étudiante, ex-élu RN et autrefois proche de Marine Le Pen. Le 22 mai, Gabriel Loustau avait comparu à Paris pour provocation publique à commettre un délit, menace de mort, injures à caractère discriminatoire et apologie de crime. Le jugement sera rendu le 24 juin.

Avec deux des quatre jeunes hommes condamnés mercredi, Gabriel Loustau avait par ailleurs été interpellé parmi un groupe de 39 personnes, lors d’un rassemblement le 10 février au cimetière de Charonne à Paris, en hommage à l’écrivain d’extrême droite Robert Brasillach, fusillé à la Libération pour collaboration. La procédure avait été classée sans suite, aucune infraction n’étant suffisamment caractérisée.

Les quatre militants ont interdiction d’entrer en contact entre eux pendant trois ans et interdiction d’entrer en contact avec la victime pendant deux ans, avec exécution provisoire.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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