
Un juge d’instruction est chargé depuis le 8 octobre de l’enquête ouverte après des accusations visant André Santini, maire historique d’Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), a indiqué lundi le parquet de Nanterre sollicité par l’AFP, confirmant une information du Monde.
“La plainte pour harcèlement moral, harcèlement sexuel et agression sexuelle, a fait l’objet d’une ouverture d’information judiciaire”, a précisé le ministère public.
En juillet 2022, deux hommes, âgés de 24 et 31 ans, ont accusé l’élu, désormais âgé de 84 ans, de faits s’étendant jusqu’en mai 2022.
Le premier plaignant, ancien huissier, affirme avoir été victime d’“attouchements” pendant plusieurs années, selon la plainte consultée par l’AFP.
Le deuxième, son ex-chef de cabinet, accuse notamment le maire (UDI) d’Issy-les-Moulineaux de s’être “jeté” sur lui dans un ascenseur, d’avoir tenté de l’“embrasser” et d’avoir “approché sa main” de son “entrejambe”.
En novembre 2022, les deux hommes ayant porté plainte en ont déposé une nouvelle pour prise illégale d’intérêts, après le vote du conseil municipal qui avait accordé une assistance juridique au maire.
En tant que fonctionnaires, les deux hommes, actuellement en arrêt de travail, avaient eux aussi demandé à bénéficier de cette assistance mais M. Santini la leur avait refusée.
Pour Me Marc Bellanger, avocat de la ville d’Issy-les-Moulineaux, l’ouverture d’une information judiciaire est un “non-événement”.
“Nous n’avons pas été entendus une seule fois, nous n’avons même pas été convoqués comme témoin”, argue-t-il.
“Il est temps que la justice soit à la hauteur du courage de mes clients”, assure pour sa part l’avocate des deux parties civiles, Me Christelle Mazza, qui les décrit comme des “précurseurs du mouvement #MetooGarçons”.
Maire d’Issy-les-Moulineaux, ville de 70 000 habitants limitrophe de Paris, depuis 1980, M. Santini a été réélu avec plus de 60% des voix au premier tour en 2020.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
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