
Parmi les interpellés, deux sont soupçonnés d’avoir exercé des violences contre la maire du Xe arrondissement, Alexandra Cordebard, et le député Pouria Amirshahi, qui affirment avoir été bousculés et comptent porter plainte.
« J’ai personnellement reçu des coups de la part de ces individus », rapportait samedi soir la maire du Xe arrondissement Alexandra Cordebard. Six personnes ont été placées en garde à vue, dont deux pour violences sur des élus, après une action du groupe intégriste catholique Civitas qui a perturbé samedi soir l’ouverture au public d’une installation artistique de Nuit Blanche dans une église parisienne, a-t-on appris dimanche auprès du parquet.
« Six personnes ont été interpellées et placées en garde à vue (…) après des perturbations perpétrées par un groupe d’environ trente individus appartenant au collectif catholique Civitas » à l’église Saint-Laurent dans le Xe arrondissement de Paris, a précisé le parquet de Paris à l’AFP.
Deux d’entre elles sont soupçonnées de violences volontaires contre la maire socialiste du Xe arrondissement Alexandra Cordebard et le député écologiste Pouria Amirshahi, qui ont rapporté avoir été bousculés et souhaitent porter plainte, a-t-on ajouté de même source.
« J’ai été bousculée avec mon équipe »
Les quatre autres ont été placées en garde à vue pour participation à un attroupement après sommation de se disperser.
La mairie de Paris avait annoncé samedi soir vouloir également porter plainte, dénonçant une action menée par des « militants intégristes d’extrême droite (…) afin d’empêcher la tenue d’une des œuvres de cette 25e édition de Nuit Blanche consacrée à l’amour ».
« À la suite de cette première action, le collectif a organisé une prière de rue aux abords de l’édifice, propriété de la Ville de Paris, pris à partie et agressé la maire du Xe arrondissement », ajoutait le communiqué.
J’ai été bousculée avec mon équipe. J’ai personnellement reçu des coups de la part de ces individus, qui voulaient nous empêcher d’entrer.
Je porterai bien sûr plainte.
Merci à la Police nationale et à la Police municipale, mobilisées pour rétablir l’ordre. pic.twitter.com/r5LJKl9NXR
— Alexandra Cordebard (@ACORDEBARD) June 6, 2026
« J’ai été bousculée avec mon équipe. J’ai personnellement reçu des coups de la part de ces individus, qui voulaient nous empêcher d’entrer », avait précisé l’élue Alexandra Cordebard sur X.
Un groupe officiellement dissous depuis fin 2023
L’œuvre, « Sous la peau du ciel », de l’artiste Marie-Luce Nadal, a pu être présentée au public après l’intervention de la police, d’après la municipalité, qui a promis de « veiller aujourd’hui comme demain, à protéger le monde de la culture des fondamentalismes conservateurs et réactionnaires ».
Dans un communiqué séparé, le député Pouria Amirshahi avait accusé le « groupuscule d’extrême droite intégriste antisémite et homophobe » Civitas, officiellement dissous par le gouvernement fin 2023, d’être responsable de cette action.
Civitas avait appelé ses militants à perturber cette édition de Nuit Blanche, dont la directrice artistique est la DJ Barbara Butch, cible de cyberharcèlement depuis sa prestation lors de la cérémonie d’ouverture des JO de Paris en 2024.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
Source de l’article : Source
