
Samedi 6 juin, peu avant 19 heures, la maire socialiste du 10e arrondissement, Alexandra Cordebard, a été agressée par « des militants intégristes d’extrême droite », selon un communiqué de la Ville de Paris. Ces militants ont d’abord « cherché à empêcher l’ouverture de l’église Saint-Laurent », boulevard Magenta, où était présentée une œuvre de l’artiste Marie-Luce Nadal dans le cadre de la 25e Nuit Blanche du 6 au 7 juin, une importante manifestation d’art contemporain dans toute la ville de Paris.
Une agression précédée par une prière de rue
« À la suite de cette première action, le collectif a organisé une prière de rue aux abords de l’édifice, propriété de la Ville de Paris, pris à partie et agressé la maire du 10e arrondissement », selon le communiqué. L’élue a précisé sur le réseau social X : « J’ai été bousculée avec mon équipe. J’ai personnellement reçu des coups de la part de ces individus, qui voulaient nous empêcher d’entrer. » La Ville de Paris a annoncé samedi soir vouloir porter plainte.
Dans un autre communiqué, le député de Paris Pouria Amirshahi (groupe Écologiste et social) accuse le « groupuscule d’extrême droite intégriste antisémite et homophobe » Civitas, officiellement dissous par le gouvernement fin 2023, d’être responsable de cette action. Civitas est en effet toujours actif en Suisse et en Belgique, où il n’est pas interdit, et sur les réseaux sociaux.
Soutien de la Ville de Paris aux artistes
Peu avant l’agression, le collectif avait appelé ses militants à perturber cette édition de Nuit Blanche, dont la directrice artistique, la DJ Barbara Butch, est la cible de cyberharcèlement depuis sa prestation lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris en 2024. Le sénateur socialiste de Paris Rémi Féraud, ancien maire du 10e arrondissement, a réagi sur X : « Une fois encore, l’extrême droite montre sa haine de la liberté et de la culture. »
D’après la municipalité, après l’intervention de la police, saluée sur X par Alexandra Cordebard, l’œuvre de Marie-Luce Nadal, Sous la peau du ciel a pu être présentée au public. « La Ville apporte son plein et entier soutien à l’artiste et réaffirme son attachement à la liberté artistique, à la pluralité des expressions culturelles et au débat démocratique », souligne le communiqué.
En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.
Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.
Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.
Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.
Consultez également la source de cet article : Article source.
