Nord: Grande-Synthe va débaptiser la place Abbé-Pierre après les nouvelles accusations de violences sexuelles

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La ville de Grande-Synthe a annoncé ce mardi 10 septembre que la place de l’Abbé-Pierre allait être débaptisée. Le choix du nouveau nom sera prochainement soumis au conseil municipal.

Grande-Synthe va débaptiser sa place portant le nom de l’Abbé-Pierre. La ville dirigée par Martial Beyaert a pris cette décision après la révélation de nouvelles accusations d’agressions sexuelles et de viols à l’encontre du créateur du mouvement Emmaüs.

« Martial Beyaert, annonce qu’il proposera au conseil municipal de changer le nom de la place (…) Le changement de nom de la place de l’Abbé-Pierre ne sera pas immédiat et le choix du nouveau nom sera soumis à la délibération du conseil municipal lors d’une prochaine séance », précise la ville de 20.000 habitants dans un communiqué ce mardi 10 septembre.

Un nom « qui faisait sens » à l’époque

La place avait été inaugurée en 22 janvier 2015 après une importante opération de renouvellement urbain qui avait coûté 64 millions d’euros. Il s’agissait de requalifier plusieurs centaines de logements très délabrés bâtis entre 1975 et 1982 sur la zone dite du Courghain.

« À l’époque, le choix du nom de cette figure du mouvement contre le mal-logement faisait sens: l’inauguration de la nouvelle place du Courghain célébrait la fin de la reconstruction de ce cœur de quartier, pour rendre fierté et dignité à ses occupants », ajoute la municipalité.

Une ville mobilisée contre les violences faites aux femmes

Pour la ville qui assure faire de la lutte contre les violences faites aux femmes, « une priorité », il n’était pas possible de conserver une voie publique au nom de l’abbé Pierre.

« Martial Beyaert et les élus grand-synthois adressent tout leur soutien aux victimes et à leurs familles », indique la ville. Elle organise depuis 6 ans un temps fort de sensibilisation à l’occasion de la journée nationale de lutte contre les violences faites aux femmes en novembre.

L’Abbé Pierre, figure emblématique de la lutte sociale mort en 2007, est accusé par un total de 24 femmes d’avoir commis des violences sexuelles, selon les rapports d’un cabinet spécialisé. Les témoignages font état d’agressions sexuelles, dont trois sur des mineures, et de viols.

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Comme à Grande-Synthe, d’autres lieux portant le nom du prêtre vont être débaptisés un peu partout en France, aussi bien des écoles que des parcs ou des rues. La Fondation Abbé-Pierre avait aussi annoncé vendredi 6 septembre sa décision de changer de nom, Emmaüs a en outre fait savoir que le lieu de mémoire dédié au prêtre situé à Esteville (Seine-Maritime) serait définitivement fermé.

Florent Bascoul

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

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Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

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