Après un gouvernement sans majorité, voici une mairie sans conseillers. À la Plaine-sur-Mer, près de Pornic, une douzaine de conseillers municipaux ainsi que trois adjoints, dont la première adjointe, ont démissionné en bloc la semaine dernière. Une démission massive qui, selon la loi, oblige les électeurs à retourner aux urnes. La sous-préfecture de Saint-Nazaire a bien reçu les courriers de démissions, mais doit encore les acter et fixer une date dans les trois mois qui viennent.
Une maire trop autoritaire ?
La maire, Séverine Marchand, élue en 2020 sans aucune opposition, est aujourd’hui accusée par ses propres équipes d’être trop autoritaire. « Elle a pris trop de décisions de façon unilatérale, sans concertation ni dialogue. Jusqu’à la suppression des réunions du bureau municipal en juin dernier », explique Denis Dugabelle, l’adjoint aux finances démissionnaire.
L’élu assure que la démission a été pour lui une décision douloureuse à prendre. « Mais quand j’ai été écarté en février dernier du projet de pôle santé que je suivais, ça a été pour moi comme la goutte d’eau ».
La maire dénonce « la violence de la situation »
L’adjoint raconte une gestion qui se dégrade au fur et à mesure du mandat. Au printemps dernier, les conseillers municipaux se réunissent pour demander officiellement à la maire davantage de considération. « Savoir diriger, c’est aussi savoir se remettre en question », assure Denis Dugabelle qui le répète : Séverine Marchand a été largement prévenue.
Sollicitée par France Bleu Loire Océan, la maire de la Plaine-sur-Mer nous répond qu’elle est « trop fragilisée par la violence de la situation pour réagir officiellement ».
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La première adjointe, Danièle Vincent, et le reste de l’équipe gèrent les affaires courantes en attendant des nouvelles de la préfecture. Une date pour de nouvelles élections doit être fixée dans les trois mois qui viennent. Si les habitants se disent prêts à revoter, beaucoup de questions demeurent.
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Les élus démissionnaires s’organisent déjà pour constituer une liste en vue du prochain scrutin, « au nom de la continuité des projets et des promesses », résume l’ex-futur adjoint aux finances. La maire de la Plaine-sur-Mer a promis, quant à elle, de communiquer plus tard pour donner sa version.
Protéger nos Élus avec CDCL
Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.
Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.
Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.
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