«Non à la violence, mais…» ou la périlleuse ambiguïté de la gauche vaudoise

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Les scènes vécues par les élus vaudois mardi soir sont choquantes. Des députés se rendant au Grand Conseil pour débattre du budget cantonal ont été empêchés d’entrer, insultés et parfois rudoyés. Des élus ont pratiquement dû être exfiltrés pour échapper à une foule hostile.

Ces événements sont malheureusement minimisés par une partie de la gauche vaudoise et des syndicats. Plusieurs élus ont dit condamner la violence «d’où qu’elle vienne», diluant dans une généralisation commode des attaques ciblant les personnalités de droite. Les mêmes élus, décidément mal inspirés, ont aussitôt ajouté un «mais» lourd de sens pour justifier les débordements au nom de la colère suscitée par les décisions budgétaires de la majorité.

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Inacceptable, point

La violence physique, les injures et les menaces contre les représentants du peuple constituent une dérive inacceptable dans un système démocratique, point final, sans «mais». Les élus doivent pouvoir siéger sans être intimidés, bloqués ou menacés. La gauche aurait tort de montrer la moindre complaisance envers une stratégie de la surenchère et du chaos dont on voit chez nos voisins, avec La France insoumise, à quel point elle fait en réalité le bonheur du Rassemblement national.

Le mouvement social vaudois a réussi cet automne une mobilisation d’une ampleur impressionnante. La lutte contre les coupes budgétaires – involontairement amplifiée par un Conseil d’Etat qui voulait tailler à la serpe dans les pôles santé – rencontre un écho très large. La population, et notamment la classe moyenne qui voit son pouvoir d’achat menacé, se montre sensible à une partie de ces revendications, en particulier lorsqu’elles concernent les conditions de travail des infirmières ou des employés d’EMS.

Armes démocratiques

Mais la sympathie d’une partie des Vaudois pour les protestataires pourrait vite s’éroder si les partis de gauche ne rejettent pas plus clairement la violence physique contre des élus. Chercher des excuses à leurs auteurs serait d’autant plus absurde que les débordements viennent d’éléments très minoritaires, qui ne représentent pas le mouvement social.

La gauche a trois conseillers d’Etat sur sept et plus de 60 députés au Grand Conseil. Elle peut lancer des initiatives ou des référendums et mobiliser la rue. Elle doit utiliser les armes démocratiques et renoncer à ce «mais» ambigu qui fait le jeu de ses adversaires et détourne l’attention des critiques légitimes contre le budget vaudois.

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Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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