Régine Komokoli, habitante du quartier Villejean à Rennes, élue de quartier conseillère départementale d’Ille-et-Vilaine

, Régine Komokoli, habitante du quartier Villejean à Rennes, élue de quartier conseillère départementale d’Ille-et-Vilaine

Habitante et élue du quartier Villejean à Rennes, Régine Komokoli organise ce mercredi 15 janvier un rassemblement sur la dalle Kennedy théâtre ces dernières semaines de fusillade liées au trafic de drogue.

Le quartier Villejean à Rennes une nouvelle fois théâtre d’une fusillade liée au trafic de drogue le week-end dernier avec deux habitants touchés par des balles perdues. Régine Komokoli habite ce quartier depuis 20 ans, élue de Villejean et conseillère départementale d’Ille-et-Vilaine, elle appelle à un rassemblement mercredi à 15h sur la Dalle Kennedy.

« Je suis très inquiète » explique Régine Komokoli. « La peur gagne toute la famille. J’ai trois filles de 17, 15 et 6 ans. Et c’est horrible ce qui se passe. Là, ce matin, je sais qu’elles vont faire un grand détour. Il va falloir se lever un peu plus tôt, 10 minutes plus tôt, pour faire un grand détour, pour éviter le passage qui est plus facile. Donc j’ai très, très peur. Et j’en dors même plus maintenant »

Pourtant Régine Komokoli maintient son appel à se rassembler mercredi 15 janvier à 15h sur la Dalle Kennedy quartier Villejean à Rennes. « Il faut dire stop à cette violence qui est maintenant jour et nuit, stop aux violences, dire que la vie de nos enfants compte parce que ce qui s’est passé samedi dernier, c’est trop, trop grave. Déjà que le quartier est touché par la pauvreté, la précarité et la souffrance sociale. Là, on a passé un autre cap. On n’en avait pas besoin. On parle des fusillades, on parle des balles. Et cette fois-ci, elles n’ont pas été perdues. Elles ont touché, comme vous l’avez rappelé, les êtres humains. Et ce n’est plus possible ».

Cette dalle Kennedy a toujours une mauvaise réputation mais selon l’élue qui habite le quartier depuis 20 ans les choses ont changé il y a un an. « On a des jeunes qui arrivent qu’on ne connaît pas, parce que malgré tout, ce sont nos enfants, ces jeunes-là, qui à un moment donné, basculent de l’autre côté. Mais jusque là, il y avait moyen de communiquer, d’échanger parce qu’on occupe régulièrement cet espace public avec le collectif que j’ai co-créé. Mais là, c’est très difficile parce que les jeunes qu’on voit aujourd’hui, on ne les connaît pas. Ils sont très distants et toujours en mode prêt à dégainer comme ils disent eux-mêmes ».

« Moi je viens de la République centrafricaine, j’ai l’impression d’être à Bangui, avec des fusillades et des armes, mais en même temps c’est chez nous. Et on veut rester là, nos enfants vont à l’école là, ils vivent là, on vit là, on a nos amis. Donc partir, ce n’est pas non plus envisageable ».

Après cette nouvelle fusillade, la question de la vidéosurveillance s’est posée, notamment celle de savoir si les caméras de la Dalle Kennedy fonctionnaient, car ce n’était pas le cas lors d’un autre échange de tirs. « Pour les caméras, je peux vous dire que les ressentis c’était le mépris, le mépris des habitants » explique Régine Komokoli. « Oui, les pouvoirs publics ont leur responsabilité, la municipalité a sa responsabilité, l’État et tout le monde. Après les responsabilités sont partagées, là pour l’instant dans l’immédiat, on veut de la sécurité pour tout le monde, c’est un droit, c’est ce qu’on réclame. Moi, ce que j’ai toujours demandé, c’est la police de proximité qui échange avec les habitants. C’est un service public qu’on veut. Ce n’est pas la police répressive ».

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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