
POLITIQUE – Voilà une prise de parole qui devrait plaire à Emmanuel Macron. Dans une interview au Figaro publiée ce vendredi 30 août, l’ancien président Nicolas Sarkozy, aujourd’hui en retrait de la vie politique, appelle Les Républicains à participer à un gouvernement de coalition.
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« Je ne comprends pas la position qui consiste à proposer au président de la République un programme minimum tout en affirmant vouloir rester en dehors de l’équipe gouvernementale qui serait en charge de l’appliquer ! Si on se met d’accord sur un pacte législatif, ce n’est pas pour en discuter mais pour le mettre en œuvre », explique-t-il en direction de la formation politique qu’il a créée et au sein de laquelle il a gardé « tant d’amis ».
Les mots seront évidemment scrutés avec la plus grande attention chez LR, mais aussi dans le camp présidentiel, qui cherche des points d’appui (tantôt à droite, tantôt à gauche) à l’heure de former un gouvernement. Nicolas Sarkozy considère que le prochain Premier ministre doit être issu des rangs de la droite car, argumente-t-il, « la France est de droite, sans doute comme elle ne l’a jamais été ».
L’ex-chef de l’État se montre peu emballé à l’idée de voir Bernard Cazeneuve arriver à Matignon, malgré les rumeurs de plus en plus insistantes ces dernières heures. « Ce n’est pas la solution qui m’apparaît la plus en adéquation avec le centre de gravité de la politique française, qui est à droite », défend l’ancien homme fort de Neuilly, qui en profite pour rappeler LR à ses obligations : « Je souhaite donc que ma famille politique œuvre à faire nommer un Premier ministre de droite plutôt que de céder à la facilité de laisser nommer une personnalité de gauche ».
« Assumer la responsabilité de gouverner »
Nicolas Sarkozy assume de surcroît « un désaccord stratégique » avec Laurent Wauquiez, président du groupe de droite à l’Assemblée. « La gravité de la situation d’aujourd’hui impose de changer de stratégie et d’assumer la responsabilité de gouverner », tranche-t-il. Nicolas Sarkozy s’attache aussi à montrer à Laurent Wauquiez, dont les ambitions présidentielles ne sont un secret pour personne, que rentrer dans un gouvernement n’est pas un obstacle pour être candidat à l’élection présidentielle ni même pour l’emporter. La preuve : il a été ministre de l’Intérieur pendant quatre ans sous Jacques Chirac avant de s’émanciper et d’être élu président en 2007.
Au jeu du Qui est-ce ?, et alors que la liste des prétendants à Matignon s’allonge de jour en jour, Nicolas Sarkozy semble adouber un nom : « Si Xavier Bertrand souhaite prendre sa part au redressement de la France et éviter la crise, c’est un bon choix ». Mais, précise-t-il aussitôt, « il y a ces noms-là, il y en a d’autres ». Il ne dit pas un mot en revanche de Valérie Pécresse, dont le nom a également été cité, et avec laquelle il a une relation glaciale. La présidente de la région Île-de-France n’a pas pardonné à l’ancien président son silence lors de la campagne présidentielle de 2022.
Sans aucune surprise, Nicolas Sarkozy juge sévèrement le ralliement d’Éric Ciotti au Rassemblement national : « Je ne vois pas l’intérêt de monter sur le porte-bagages d’une moto conduite par Marine Le Pen », estime-t-il auprès du Figaro. Et tacle encore plus durement La France insoumise, qu’il accuse d’avoir voulu faire « une tentative de coup d’État » en poussant la nomination de Lucie Castets. Des propos sur lesquels est revenu Jean-Luc Mélenchon dans la soirée. Pour le fondateur de LFI, « Nicolas Sarkozy vaut mieux que cette interview au Figaro » : « La politique de l’outrance permanente des médias doit-elle devenir aussi la règle de toute expression politique ? La gravité du moment exige plus de sang-froid. »
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