C’est une découverte qu’il a faite le 9 octobre dernier. Philippe San Marco, ancien élu socialiste de Marseille, s’aperçoit que la plaque de Marbre qui referme l’urne funéraire de sa fille a été dérobée au colombarium du cimetière Saint-Pierre (5e). « Passé le choc psychologique, j’ai saisi le jour même les services compétents. Je voulais savoir si la case avait été visitée elle aussi. J’ai écrit un mail, puis contacté le directeur de service. Il n’y a eu aucune suite ! ».
Devant le silence des autorités, l’ancien député socialiste décide de porter plainte. Il envisage désormais de déplacer l’urne de sa fille. « Des vols, malheureusement, cela peut arriver. Mais ne pas répondre aux gens alors qu’on touche au sacré, c’est inacceptable« .
Une mésaventure qui n’est que la suite d’une longue série de vols commis dans l’enceinte du cimetière qui, avec ses 64 hectares de sépultures, est le plus grand de Marseille. Il y a quelques semaines, nos confrères de La Provence relayaient l’impensable pillage dont une marseillaise a été victime : la pierre tombale de son caveau familial a tout simplement disparu !
« On a toujours peur de retrouver le monument pillé ou saccagé » -Jean, propriétaire d’un caveau familial
Pour les Marseillais habitués de ce lieu de recueillement, les vols sont une hantise du quotidien : « C’est vrai qu’on a toujours peur de retrouver le monument pillé ou saccagé« , reconnait Jean qui a investi dans un caveau familial il y a une quinzaine d’années. « On nous vole tout : le tuyau d’arrosage, les râteaux, les balais, j’a été obligé d’installer une caisse militaire avec deux cadenas pour garder mon matériel« , peste ce Marseillais qui vient régulièrement vérifier « si tout va bien« .
Sa femme Françoise confirme : « A la Toussaint on nous a volé les fleurs que l’on a retrouvées sur d’autres tombes« . Mais ce que redoute le plus le couple, c’est le vol des objets funéraires : « cette statue en bronze vaut entre 4.000 et 5.000 euros, elle est scellée solidement. Ce vase coûte 600 euros, il est fixé lui aussi. Et on a tout fait graver pour éviter les vols. Mais parfois ils les emportent quand même, c’est une vraie mafia** ».
Un défaut de surveillance ?
La surveillance du cimetière est pointée du doigt par les visiteurs. « Je ne suis pas rentré par l’entrée principale. La barrière était ouverte, je n’ai pas été contrôlé » affirme François, venu se recueillir sur la tombe de sa grand-mère. « C’est vrai qu’il devrait y avoir plus de contrôles, des caméras de vidéo-surveillance pour viser les entrées aux heures de fermeture. Un cimetière si grand devrait être mieux surveillé, même si on ne peut pas grand chose contre l’imagination grandissante des délinquants » concède Daniel.
Sur le site de la mairie, il est clairement écrit que toutes les entrées doivent être filtrés par des agents qui sont en droit de demander une pièce d’identité aux visiteurs. Cela n’explique pas toutefois comment une pierre tombale peut être dérobée. « C’est un mystère. il faut un engin de levage, plusieurs personnes, et un camion pour faire une chose pareille« , relève Jean qui n’en revient toujours pas.
Des vols qui, au delà de la valeur marchande des objets dérobés, sont toujours très douloureux pour les victimes. « C’est un crève-coeur pour les familles. Un deuil ça doit se respecter. ceux qui font ça n’ont aucune morale » conclue François.
La mairie étudie un nouveau système de surveillance
Dans un mail que France Bleu Provence a pu consulter, la mairie assure prendre très au sérieux cette recrudescence de vols et d’agressions au sein du cimetière depuis cet automne. Elle a fait fermer deux accès par le chemin de l’armée de l’Afrique. Des portails automatiques avec reconnaissance de plaque sont à l’étude pour contrôler les accès au site. Ce qui permettra, selon la municipalité, aux gardiens du site de circuler plus souvent dans les allées.
…
Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
Source: Source
