
Cette native de Marseille est inaudible depuis les bancs de la salle d’audience du tribunal correctionnel de Toulon. On perçoit tout juste les mots « honte » et « dépression ». Elle souffle: « J’aurais dû aller voir quelqu’un mais je me suis dit que ça allait passer… »
Dans la soirée du 8 novembre 2023, Chantal (1) a composé le 17 pour signaler une agression à caractère antisémite. Selon son récit, un homme l’a suivie jusqu’à l’entrée de son appartement non loin de la plage à Six-Fours. « Sale juive, je vais te tuer », lui aurait-il lancé après l’avoir giflée.
L’histoire est complétée par un « Allahu akbar » et le vol de 800 euros en espèces. « Il m’a ordonné de jeter au sol mes mezouzahs (des objets de culte juif fixés sur la porte d’entrée, Ndlr) ». Chantal a décrit un homme « de type maghrébin » et a même suggéré une personne de sa connaissance. De quoi valoir à l’intéressé d’être entendu par la police.
Une habituée du casino
Son dépôt de plainte – un mois après l’attaque terroriste du 7 octobre en Israël – a rencontré un écho médiatique, des élus politiques sont montés au créneau. « Toute une communauté a pu craindre pour sa sécurité », fait observer la procureure de la République à l’audience.
Mais le scénario de Chantal n’a pas résisté à l’examen des enregistrements d’un système de vidéosurveillance. L’homme censé avoir emboîté le pas de cette mère célibataire n’existe pas.
Elle n’a, en revanche, pas menti sur le début de la soirée, qu’elle a passé au casino de Sanary-sur-Mer. Les enquêteurs de la PJ de Toulon ont poussé leurs investigations de ce côté-là. L’ancienne commerçante en recherche d’emploi y a perdu un total de 15.000 euros en 2023.
« Un besoin d’attention »
Quelques jours avant les faits imaginaires, la joueuse compulsive a misé les 550 euros que le locataire de son ex-mari lui avait confiés pour payer un loyer. Elle est également jugée pour cet abus de confiance.
En passant aux aveux lorsqu’elle a été confrontée aux évidences, Chantal a dit qu’elle était « à bout de souffle ».
« Elle était à une période de sa vie où elle était à bout, par manque d’amour, par manque de moyens », poursuit son avocate Cécile Lagier. « Elle se sentait tellement seule… »
Et de présenter la fausse agression comme « une demande d’aide » et « un besoin d’attention ». Dans ce « dossier de la honte », Chantal, 49 ans, a été condamnée à une peine de six mois de prison avec sursis.
1. Le prénom a été modifié.
…
Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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