Michaël Bordg, élu à Mantes-la-Jolie, affirme avoir été agressé dans un bureau de vote

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Que s’est-il réellement passé le dimanche 7 juillet 2024 au bureau de vote Les Églantines dans le quartier du Val Fourré à Mantes-la-Jolie (Yvelines) ? Michaël Bordg, conseiller municipal d’opposition de la commune, affirme s’être fait agresser peu après 18 h par deux hommes alors qu’il était assesseur à l’occasion des élections législatives.

« J’ai été attrapé par un bras et traîné sur quelques mètres »

Joint par 78actu, Michaël Bordg raconte sa mésaventure.

« Je faisais une pause dans l’espace cuisine du bureau de vote, puis j’ai ouvert la sortie de secours pour fumer une cigarette à l’extérieur. C’est là que deux personnes cagoulées et gantées sont arrivées vers moi. Elles m’ont demandé de les suivre, j’ai refusé. J’ai été attrapé par un bras et traîné sur quelques mètres. J’ai crié, plusieurs personnes sont sorties dont un conseiller municipal. Un électeur que je ne connais pas m’a prêté main-forte. Cela m’a permis de m’échapper. »

Michaël Bordg

Un arrêt de travail d’une semaine

Choqué, l’élu municipal a toutefois tenu à assurer sa mission au bureau de vote n°20 jusqu’au bout. Il est ensuite allé déposer plainte au commissariat de Mantes-la-Jolie vers 21 h.

Le lundi 8 juillet 2024, il est allé consulter à l’hôpital de Mantes-la-Jolie.

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« J’ai des contusions sur le corps et potentiellement la main cassée. On m’a délivré un arrêt de travail d’une semaine. »

Michaël Bordg

Contacté, le commissariat de Mantes-la-Jolie confirme qu’un élu a bien déposé plainte le dimanche 7 juillet 2024.

« Il dit avoir été pris à partie par deux individus, explique une source proche de l’enquête. Pour l’instant, il n’y a ni mobile, ni témoin. »

Deux autres plaintes en moins d’un an

Ce n’est pas la première fois que Michaël Bordg assure avoir été victime d’une agression. Le samedi 25 mai 2024, en marge du festival de la flamme olympique, il affirmait avoir été frappé par Ibrahima Diop, deuxième adjoint au maire chargé des Affaires sociales. Une plainte avait alors été déposée.

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« Je suis plutôt solide et bien soutenu par mon entourage mais ça fait beaucoup, se désole le chef du groupe d’opposition Nouveau Mantes. Ma femme n’ose plus sortir de chez elle pour aller acheter du pain. »

En novembre 2023, Michaël Bordg avait également déposé une plainte contre Nadine Wadoux, adjointe aux Seniors, lui reprochant d’avoir « trahi le secret du vote » lors de l’élection des grands électeurs pour les sénatoriales.

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Un conseil municipal sous tension le 10 juillet

En juin 2024, le maire Raphaël Cognet avait lui aussi saisi la justice contre Michaël Bordg et quatre autres élus suite à leur absence dans les bureaux de vote le 9 juin 2024 à l’occasion des élections européennes. Le tribunal administratif de Versailles avait finalement considéré le 21 juin 2024 que l’absence de Michaël Bordg était justifiée.

C’est dans ce contexte tendu que se déroulera ce mercredi 10 juillet 2024 un conseil municipal à la mairie de Mantes-la-Jolie.

« J’ai réfléchi à ma présence ou non et j’ai finalement décidé d’y aller, assure Michaël Bordg. Il faut que je me présente comme si de rien n’était sinon l’agression aura eu le résultat escompté. »

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Raphaël Cognet : « Nous voulons savoir ce qui s’est réellement passé »

Contacté, Raphaël Cognet, le maire de Mantes-la-Jolie, souhaite faire la lumière sur cette histoire.

« Cet événement serait survenu à l’extérieur du bureau de vote, mais nous sommes évidemment attentifs à l’enquête en cours et fournirons les éléments demandés par les forces de l’ordre. C’est le seul incident qui a eu lieu durant ces trois dimanches d’élections et nous voulons savoir ce qui s’est réellement passé. »

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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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