Marseille : l’incendie d’une agence Orpi provoque une polémique entre Rima Hassan et des élus locaux

, Marseille : l’incendie d’une agence Orpi provoque une polémique entre Rima Hassan et des élus locaux

C’est un incendie rapidement éteint par les marins-pompiers. Il a pourtant déclenché un retour de flammes inattendu sur les réseaux sociaux, au lendemain de la prise à partie de l’eurodéputée Rima Hassan par deux salariés d’une agence du réseau immobilier Orpi à Paris.

Dans la nuit de vendredi 27 à samedi 28 juin, vers 1 h 30 du matin, les soldats du feu sont intervenus pour éteindre un début d’incendie devant une agence immobilière Orpi de l’avenue Montolivet, dans le 12e arrondissement de Marseille. Les flammes ont été rapidement maîtrisées. Dans la foulée, une plainte a été déposée par les gérants pour « incendie volontaire » et une enquête a été ouverte pour déterminer l’origine de cet incendie.

Selon une source proche des investigations, la piste volontaire est largement privilégiée. Dans l’après-midi de samedi, la police technique et scientifique s’est déplacée sur les lieux pour effectuer des constatations.

Malgré une façade noircie, l’épisode était passé relativement inaperçu… jusqu’à un échange tendu entre l’eurodéputée Rima Hassan (LFI) et le maire de secteur Sylvain Souvestre (LR). La première avait commenté une vidéo publiée sur X – non vérifiée et supprimée depuis – représentant une agence Orpi léchée par les flammes, en indiquant « Faux c’est de l’IA » (intelligence artificielle, c’est-à-dire une fausse vidéo, NDLR).

« Les images sont réelles et non sorties d’une IA »

« @RimaHas OUI une agence Orpi de mon secteur 12eme a bien brûlé et les images de l’incendie sont réelles et non sorties d’une IA de qui vous auriez pourtant tant à apprendre sur la République, l’apaisement et le mieux-vivre ensemble. Je vous demande de vous excuser et à appeler au calme« , lui a répondu sèchement ce dimanche Sylvain Souvestre sur le même réseau. « Mon commentaire faisait référence à l’agence où j’ai été agressée à Paris visant à démentir le tweet mentionné qui laissait penser qu’elle avait été ciblée, ce qui est faux« , a rétorqué dans l’après-midi l’eurodéputée. D’autres élus, notamment Valérie Boyer, se sont joints au débat.

Rima Hassan, députée européenne et militante de la cause palestinienne, avait été invectivée le 27 juin dernier à Paris par deux employés du réseau immobilier Orpi, l’un d’eux lui lançant notamment : « On va te la brûler ta Palestine« . Le réseau immobilier avait annoncé peu de temps après le licenciement de ses deux salariés. À cette heure, même s’il est avancé par les plaignants, le lien n’a pas été formellement établi par les enquêteurs entre l’incendie dont a été victime l’agence marseillaise de Montolivet et l’épisode parisien.

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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