
Deux hommes âgés de 59 et 47 ans mettent en cause l’ancien maire d’Alençon (Orne), Joaquim Pueyo, pour des agressions sexuelles quand ils étaient mineurs, ce que nie l’ex-élu, selon des témoignages recueillis par la cellule investigation de Radio France.
Dans un communiqué transmis à Ouest-France, l’avocat de Joaquim Pueyo, maître Jérémy Kalfon, indique que son client « conteste ces accusations avec la plus grande fermeté », et assure qu »il se tient à la disposition de la justice comme il l’a toujours fait ».
Car après le premier témoignage du journaliste de Radio France, Frédéric Pommier, la cellule investigation de la Maison de la radio, a révélé, ce dimanche, deux nouveaux témoignages mettant en cause l’ex maire d’Alençon, Joaquim Pueyo, d’attouchement sur mineurs.
Patrick, âgé de 59 ans, affirme avoir été abusé sexuellement dans la région d’Alençon par l’ancien maire socialiste alors qu’il était mineur. Tony, âgé de 47 ans, accuse l’ancien député d’attouchements sexuels par surprise quand il avait 15 ans, lors d’une visite familiale dans la prison de Nanterre dont Joaquim Pueyo était le directeur. Ces deux hommes assurent vouloir porter plainte et disent parler publiquement aujourd’hui après avoir entendu le témoignage de Frédéric Pommier.
« Quand j’ai porté plainte, je savais que pour moi, les faits étaient prescrits. Je l’ai fait pour que ça aide d’autres victimes à prendre la parole », explique Frédéric Pommier. Avant d’ajouter: « j’ai toujours imaginé que je n’étais pas la seule victime, au regard des fonctions qu’il a pu occuper ces cinquante dernières années. C’est très courageux de la part de ces deux hommes. Je sais à quel point c’est difficile ».
Ce dernier avait dévoilé en avril, dans un livre, quatre viols qu’il a subis enfant. Un homme politique, qui a été « maire et député » en Normandie, était accusé dans l’ouvrage mais sans être nommé.
« Je ne suis pas l’auteur de cette agression »
Joaquim Pueyo avait donc été auditionné le 27 janvier et confronté à Frédéric Pommier le 26 février dans le cadre d’une plainte déposée par l’auteur. Le procureur de Caen avait classé la plainte déposée trois ans plus tôt par Frédéric Pommier pour « viol et agression sexuelle sur mineur » contre Joaquim Pueyo.
Le journaliste était âgé de 7 ou 8 ans au moment du viol et de l’agression sexuelle qu’il dénonce. « Ce classement sans suite est exclusivement lié à la prescription des faits dont vous avez été victime », avait écrit le procureur Joël Garrigue.
« Il ressort en effet des éléments de l’enquête (…) que vos déclarations, qui sont restées constantes de la première audition jusqu’à la confrontation et qui sont confortées par l’examen médico-psychologique auquel vous avez été soumis, apparaissent parfaitement claires et crédibles (…) et méritaient amplement, malgré la prescription, que Monsieur Pueyo soit interrogé et mis en demeure d’y répondre ».
L’ex maire d’Alençon affirmait, dans un entretien à Ouest France en mai: « je ne suis pas l’auteur de cette agression. Je n’ai jamais été attiré par les enfants. » Il avait alors porté plainte contre Frédéric Pommier pour « dénonciation calomnieuse”, estimant que les indices fournis dans le livre et les interviews le rendaient suffisamment identifiable malgré l’anonymat apparent.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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