
L’Église d’Angleterre s’est réunie lundi pour une semaine au cours de laquelle elle doit examiner une proposition visant à réformer la manière dont elle gère les affaires d’agressions sexuelles. 500 membres du synode général doivent voter sur une évolution des règles.
L’Église d’Angleterre, dans la tourmente après plusieurs scandales d’agressions sexuelles, s’est réunie lundi pour une semaine au cours de laquelle elle doit examiner une proposition visant à réformer la manière dont elle gère de telles affaires. Les près de 500 membres du synode général, l’organe élu qui se réunit deux ou trois fois par an pour trancher sur les questions de doctrine et de politique de cette Église anglicane, doivent voter sur une évolution des règles.
« Je suis profondément consterné par nos échecs, » a déclaré l’archevêque Stephen Cottrell, qui assure l’intérim à la tête de l’Église d’Angleterre après le départ de Justin Welby, contraint en novembre à la démission pour sa gestion d’une affaire de pédocriminalité. L’Église d’Angleterre est l’église-mère de la « communion anglicane » au niveau mondial.
« Nous faisons face à un moment de vérité »
« Les victimes et les survivants des agressions, ainsi que tous ceux qui ont été blessés par l’Église, ont attendu trop longtemps que des gens rendent réellement des comptes. La patience de nombre d’entre eux est à bout, ce qui est compréhensible. Nous devons répondre, dans ce synode, par des actions, pas seulement des mots », a ajouté Stephen Cottrell.
Mardi, les membres du synode doivent se pencher sur de nouvelles mesures destinées à prendre en compte les conclusions d’un rapport accablant sur les manquements de l’Église d’Angleterre, qui a entraîné la démission de Justin Welby.
Ce rapport a conclu qu’il n’avait pas signalé immédiatement aux autorités un homme lié à l’Église d’Angleterre, qui s’est attaqué à plus de 130 enfants et jeunes hommes pendant plusieurs décennies, au Royaume-Uni, au Zimbabwe et en Afrique du Sud. Cet avocat, John Smyth, qui organisait des camps pour les jeunes, est mort en 2018 en Afrique du Sud sans avoir jamais été inquiété.
« Nous faisons face à un moment de vérité », a affirmé dimanche sur Sky News l’évêque de Stepney, Joanne Grenfell, en charge de la politique de protection et de sauvegarde au sein de l’Église d’Angleterre et qui porte la proposition de réforme.
Le futur archevêque de Canterbury sera désigné par le roi Charles III
Évoquant les « problèmes de confiance » auxquels est confrontée l’Église, elle a assuré « ne pas accepter les dissimulations », autour de possibles affaires d’agressions, en particulier visant les mineurs. Le synode devrait se prononcer notamment sur la création d’un organe externe chargé de contrôler le traitement des plaintes contre le comportement des membres de l’Église.
Après la démission de Justin Welby, Stephen Cottrell s’est, lui aussi, retrouvé dans la tourmente : il a été critiqué pour avoir maintenu en poste un prêtre qui s’était vu interdire par l’institution de se retrouver seul avec des enfants, après plusieurs cas d’agressions sexuelles.
Et il y a deux semaines, l’évêque de Liverpool John Perumbalath a démissionné après des accusations de harcèlement et d’agression sexuelle, qu’il rejette. Cette plainte avait fait l’objet d’une enquête de police, mais celle-ci n’avait pas donné suite, selon l’Église. Le futur archevêque de Canterbury, chef religieux de l’Église d’Angleterre, sera désigné par le roi Charles III à l’issue d’un long processus de sélection. Son nom ne devrait pas être connu avant l’automne.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
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