
Dans la commune de Benfeld, dans le Bas-Rhin, une professeure de musique a été agressée par un adolescent alors qu’ils étaient en classe. Le suspect, arrêté après avoir pris la fuite, était fasciné par Adolf Hitler. Opéré, son pronostic vital est engagé alors que la professeure est hors de danger.
Le collégien de 14 ans soupçonné d’avoir agressé à l’arme blanche mercredi 24 septembre une enseignante de 66 ans à Benfeld (Bas-Rhin) avant de se porter lui-même des « coups de couteau au cou » lors de son interpellation, a été opéré et son « pronostic vital est engagé », a déclaré la procureure de Strasbourg Clarisse Taron.
« Il est actuellement sédaté pour au moins 48 heures et ses jours sont en danger […] Le pronostic vital est engagé », a-t-elle déclaré lors d’une conférence de presse, ajoutant que la professeure de musique de 66 ans, blessée au visage, était quant à elle hors de danger.
Des raisons encore floues
L’adolescent, sans antécédents judiciaires et qui n’était pas signalé comme un élève violent, l’a agressée vers 8h, au moment où elle entrait en salle de cours avec une autre classe. Il a vite pris la fuite, sans s’en prendre à d’autres personnes.
Les raisons de son acte ne sont pas connues. Le parquet national antiterroriste « procède à une évaluation de la situation », sans pour autant être saisi à ce stade, a ajouté la procureure.
Deux enquêtes ouvertes
Deux enquêtes ont été ouvertes, l’une pour tentative d’homicide sur personne chargée d’une mission de service public, l’autre sur les conditions d’interpellation du collégien, même si « le parquet n’a pas d’inquiétude particulière sur le comportement des forces de gendarmerie », selon Clarisse Taron.
Interpellé alors qu’il avait pris la fuite à vélo, l’adolescent s’est porté des coups de couteau au cou au moment où il a été rattrapé. « Il ne s’est pas montré menaçant avec les gendarmes », a précisé le général Gwendal Durand, chef de groupement de la gendarmerie du Bas-Rhin.
Un enfant fasciné par le nazisme
D’après BFMTV, l’élève est connu de son établissement pour y avoir réalisé des tags nazis. Selon des informations du Parisien, ce dernier avait déjà été signalé en mars 2025 par l’Éducation nationale pour son intérêt porté à Hitler et aux armes.
En situation de handicap, l’adolescent avait été placé alors qu’il était encore bébé. Il avait été victime de violences de la part d’une famille d’accueil qui a été condamnée en 2024, a précisé la procureure.
La ministre démissionnaire de l’Education nationale, Elisabeth Borne, a précisé qu’il avait « écopé d’une sanction disciplinaire avec une exclusion temporaire » du fait de sa « fascination vis-à-vis d’Hitler, vis-à-vis aussi des armes ».
« En début de semaine, il a de nouveau dessiné des symboles ‘SS’ sur un cahier et une procédure disciplinaire était prévue », a-t-elle ajouté. Le mineur, en classe de 3e, était « très suivi par l’équipe éducative de l’établissement » et « en fragilité scolaire », a précisé à l’AFP un porte-parole du rectorat.
Un « événement isolé »
José, 16 ans, ancien élève de l’établissement qui a suivi les cours de l’enseignante, se dit « choqué ». « Elle a vraiment toujours le sourire, et je comprends pas comment on a pu faire ça à une personne si bienveillante, si gentille », dit-il à l’AFP.
Ce drame est un « événement isolé », survenu dans un « collège calme qui a un encadrement exemplaire », a estimé Jacky Wolfarth, maire de la ville.
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