Le Parlement adopte définitivement un texte en faveur des élus locaux

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La loi propose toute une panoplie de mesures pour faciliter l’engagement des élus, alors que «450 maires démissionnent chaque année sous le poids des responsabilités, de la pression morale, des violences».

À moins de 100 jours des municipales, le Parlement a adopté définitivement lundi une proposition de loi pour encourager l’engagement des élus locaux avec, entre autres mesures, une revalorisation de leurs indemnités. Comme en commission, les députés ont voté sans modification cette proposition de loi transpartisane qui leur revient du Sénat en seconde lecture, par 109 voix contre 0. Tous les groupes ont voté pour, à l’exception de la France insoumise qui s’est abstenue.

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Rémunération, retraites, accompagnement des élus, congés maternité ou maladie, réinsertion post-mandat… Le texte propose toute une panoplie de mesures pour faciliter l’engagement des élus, alors que «450 maires démissionnent chaque année sous le poids des responsabilités, de la pression morale, des violences, mais aussi parce que concilier un mandat local, la vie familiale et l’activité professionnelle est devenu trop difficile, voire impossible», selon la ministre de l’Aménagement du territoire Françoise Gatel.

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L’une des mesures phares est la revalorisation des indemnités des maires et de leurs adjoints : les parlementaires ont opté pour augmenter celles des élus des communes les plus petites (moins de 20.000 habitants), avec un système dégressif plus favorable aux très petites communes. Ainsi, l’indemnité de fonction mensuelle maximale pour un maire d’une commune de 2000 habitants serait fixée à 2290 euros, contre 2121 actuellement. Le coût de la mesure s’élèverait à 50 à 55 millions d’euros pour les maires, selon l’entourage de Françoise Gatel.

Une prime annuelle de 500 euros ?

Le premier ministre Sébastien Lecornu a par ailleurs annoncé le 20 novembre devant le congrès des maires étudier l’idée d’une prime de 500 euros par an pour chacun, qui ne figure pas dans le texte. Un autre article prévoit d’octroyer un trimestre supplémentaire de retraite par mandat aux élus locaux, avec une limite de trois trimestres. Le texte entend aussi faciliter la conciliation entre l’exercice du mandat et celui d’une activité professionnelle, en doublant la durée du «congé électif» pour les candidats têtes de liste aux élections locales, le portant à 20 jours.

Il étend par ailleurs le champ des activités ouvrant droit au remboursement des frais de garde des élus locaux, et crée un statut de «l’élu étudiant». L’octroi de la protection fonctionnelle a été rendu automatique pour l’ensemble des élus locaux victimes de violences, menaces ou outrages du fait de leurs fonctions. Point sensible pour les élus locaux comme pour les électeurs, le texte cherche à clarifier la notion de conflit d’intérêts, notamment quand un élu siège dans deux collectivités appelées à se prononcer sur une même délibération, ou qu’il est membre d’une collectivité et d’un organisme sur lequel cette collectivité doit se prononcer. La députée LFI Elisa Martin a fait part de son interrogation concernant une «nouvelle rédaction du conflit d’intérêts», justifiant les réserves de LFI sur le texte. L’objectif du gouvernement est de publier les décrets d’application de la loi avant les municipales de mars, selon l’entourage de la ministre.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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