L’élu a été frappé à plusieurs reprises avec le manche d’un couteau et a été transporté à l’hôpital, mais il est hors de danger.
Publié le 26/09/2024 11:48 Mis à jour le 26/09/2024 13:41
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Il voulait « tuer le maire », témoigne Hervé Guihard, maire de Saint-Brieuc, dans les Côtes-d’Armor, sur France Bleu Armorique. L’élu a reçu plusieurs coups avec le manche d’un couteau jeudi 26 septembre dans la matinée, vers 9h, au Bistrot de la Poste, rue Saint-Gouéno, en plein centre-ville, précise France Bleu Armorique, confirmant une information du Télégramme. Un homme a été interpellé.
Le suspect, âgé de 45 ans, est un « habitué » du bistrot. Il s’agit d’un homme « grand et costaud », selon des témoins rencontrés par France Bleu Armorique. Il est accusé d’avoir porté plusieurs coups à Hervé Guihard, dont un à la tête, avec le manche du couteau cranté qu’il tenait à l’envers. Il a fallu l’intervention de six policiers et l’emploi d’un taser pour maîtriser le suspect. Selon le syndicat Unsa police, l’un des agents a été légèrement blessé.
D’après France Bleu Armorique, il est suivi pour des troubles psychologiques. Le 1er juillet 2012, il avait tenté de tuer ses parents avec un sabre japonais, avant de prendre la fuite. Il avait été interpellé le lendemain puis placé en garde à vue, avant d’être hospitalisé d’office dans une unité psychiatrique à Plouguernével (Côtes d’Armor).
Il est aussi suspecté d’avoir déjà agressé verbalement et publiquement le maire auparavant. C’était le 30 mai dernier, lors du passage du candidat Raphaël Glucksmann pendant la campagne des élections européennes. Cette semaine, il avait assisté à un procès devant le tribunal de Saint-Brieuc, en tant que victime. Six hommes y étaient jugés pour des faits de violence lors de cet événement. Lui avait pris un coup de matraque et il avait déclaré au cours du procès qu’il en voulait « aux institutions », estimant qu’elles n’avaient « pas assez réagi après cette agression ».
Raphaël Glucksmann a d’ailleurs affiché son soutien à Hervé Guihard, « un homme génial, un maire extraordinaire, mon ami », dans une publication sur X. Le député européen évoque « un agresseur qui le menaçait depuis des mois ». « La violence envers nos maires/élus doit cesser ou la démocratie ne survivra pas à la brutalisation permanente », ajoute Raphaël Glucksmann.
Le Conseil politique de Place publique apporte également sur X « son soutien plein et entier à notre maire de Saint Brieuc Hervé Guihard. La violence à l’égard des élus, sentinelles de notre démocratie, est inacceptable ».
« S’en prendre à un maire, c’est s’attaquer à la République », réagit sur X Catherine Vautrin, ministre du Partenariat avec les territoires et de la Décentralisation. Elle « condamne avec la plus grande fermeté l’agression du Maire de Saint-Brieuc dans l’exercice de ses fonctions ce matin ». La ministre indique que le maire est « hors de danger ». « Heureusement, j’ai pris de ses nouvelles. Je sais qu’il est hors de danger, mais pour autant, je veux apporter tout mon soutien à Hervé Guihard, à sa famille et bien sûr, à l’ensemble des élus de notre République », conclut-elle.
Le procureur de la République de Saint-Brieuc doit s’exprimer jeudi après-midi.
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Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.
Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.
Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.
Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.
L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.
Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.
Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.
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