Le maire de Pouillon jugé pour des faits de harcèlement : l’issue d’un feuilleton politico-judiciaire de trois ans

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Dire que le séisme ressenti à Pouillon, village de 3 000 habitants aux portes de la Chalosse, depuis le mardi 23 novembre 2021, touche à sa fin, semble prématuré. Ce jour-là, le maire, Patrick Vilhem, avait été placé en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Peyrehorade, suite au dépôt d’une plainte pour des faits présumés de harcèlement sexuel. Dans le cadre de cette…

Dire que le séisme ressenti à Pouillon, village de 3 000 habitants aux portes de la Chalosse, depuis le mardi 23 novembre 2021, touche à sa fin, semble prématuré. Ce jour-là, le maire, Patrick Vilhem, avait été placé en garde à vue dans les locaux de la gendarmerie de Peyrehorade, suite au dépôt d’une plainte pour des faits présumés de harcèlement sexuel. Dans le cadre de cette procédure, d’actuelles employées de la mairie, ainsi qu’une ancienne collaboratrice, avaient également été entendues. Garde à vue prolongée, perquisition de la mairie, mise en examen pour agression sexuelle pour des faits présumés commis le 10 septembre 2021 : le maire de Pouillon, homme à la personnalité complexe et controversée, a contesté les faits, avant d’être laissé libre mais sous contrôle judiciaire.

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« Malgré l’effet de sidération initiale, cette situation exceptionnelle exige de la part de son équipe municipale qu’elle poursuive son action et ses projets dans un cadre légal et dans un climat de sérénité retrouvée. Nous informerons dans les meilleurs délais les agents de la ville, les partenaires et la population des mesures qui seront prises dans ce sens », pouvait-on lire le 1er décembre 2021, sur les réseaux sociaux de la mairie. Patrick Vilhem ne semblait alors ne jamais avoir envisagé de se mettre en retrait de son poste au cours de ce second mandat, malgré les difficultés évidentes de son exercice.

En effet, l’élu a été placé sous un régime d’obligations strictes, avec l’interdiction de venir en mairie, comme d’entrer en contact avec les plaignantes et l’obligation de se soumettre à un suivi psychologique dans les locaux de l’Adavem (Association d’aide aux victimes et de médiation).

Une mairie à la dérive

Les adjoints ont pris le relais, mais l’ambiance est devenue détestable au bout de quelques mois. Les langues se délient, les rancœurs aussi. Pour le vote du budget 2022, le Conseil municipal est délocalisé aux halles de Pouillon, pour que le maire puisse y assister. Mais la situation ne manque pas d’entraver gravement le fonctionnement de la mairie. Estimant que leur « santé physique et psychologique est en danger » en travaillant, une quarantaine d’agents usent de leur droit de retrait, début décembre 2022. Un directeur général des services nommé depuis un mois, Guillaume Boy, en fera les frais, se disant « surpris par le mépris et l’arrogance des élus ». Jeudi 5 janvier, un mois pile après la déclaration de droit de retrait, le DGS de la commune est mis à pied pour une durée de quatre mois, pour ne jamais revenir.

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Pendant ce temps, les contours de l’enquête visant le maire de Pouillon se dessinent. On compte trois victimes présumées, six constitutions de partie civile, et au moins une accusation d’agression sexuelle. « L’affaire » du maire de Pouillon a même les faveurs du média en ligne Mediapart, dans un reportage intitulé « La chute d’un petit maire tout puissant », et dans lequel Patrick Vilhem est décrit comme un homme autoritaire, voire despotique, flirtant souvent avec les limites.

Ce jeudi 16 mai, les magistrats du tribunal correctionnel de Dax devraient dévoiler les éléments probants mis à jour au cours de l’enquête, mais l’audience pourrait être renvoyée à une date ultérieure, un avocat au moins en ayant fait la demande.

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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