Nouvelle-Calédonie : après une nouvelle nuit de violences, un conseil de défense pour apaiser les tensions

EN DIRECT. Violences en Nouvelle-Calédonie : la "guerre civile" désormais redoutée Les émeutes en Nouvelle-Calédonie ont déjà fait quatre morts depuis lundi, dont un gendarme. Alors que plus de 206 interpellations ont eu lieu depuis le début des émeutes, Emmanuel Macron tient ce jeudi un nouveau conseil de défense à 11 heures pour tenter de mettre fin aux violences, sur un territoire « proche de la guerre civile » selon les mots d’un député Renaissance.

L’essentiel

  • Les violentes émeutes se sont poursuivies en Nouvelle-Calédonie dans la nuit du mercredi 15 au jeudi 16 mai, après les premières altercations survenues lundi, en marge d’une mobilisation indépendantiste.
  • Quatre personnes sont mortes durant les émeutes. L’Élysée annonçait le décès de trois personnes ce mercredi, tandis qu’un gendarme grièvement blessé par balle est mort après avoir succombé à ses blessures.
  • L’état d’urgence est entré en vigueur mercredi à 20 heures, heure de Paris soit jeudi à 5 heures du matin à Nouméa, pour une durée de 12 jours. Un député macroniste juge ce jeudi matin la situation « proche de la guerre civile » sur l’archipel.
  • Le Premier ministre a annoncé, mercredi soir, le déploiement de l’armée en Nouvelle-Calédonie pour sécuriser du port et de l’aéroport et fait savoir que le haut-commissaire sur ce territoire avait déclaré « un couvre feu et interdit Tik Tok ».
  • Emmanuel Macron a convoqué un conseil de défense ce jeudi matin à 11 heures à l’Elysée, juste après une nouvelle réunion de crise supervisée par le Premier ministre, Gabriel Attal, prévue à 8h30. 
  • 70 nouvelles interpellations ont eu lieu au cours des 24 dernières heures. D’après Louis Le Franc, Haut-commissaire de la République, pas moins de 64 gendarmes et policiers ont été blessés et plus de 206 émeutiers ont été interpellés depuis le début des débordements, lundi.

En direct

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09:25 – Gabriel Attal préside la cellule interministérielle de crise

Selon les informations du Figaro, le Premier ministre tient actuellement une cellule interministérielle de crise sur la Nouvelle-Calédonie depuis le ministère de l’Intérieur. Elle fait suite à celle tenue hier, mercredi, sur les coups de 20 heures. Gabriel Attal se rendra par la suite à l’Elysée pour le Conseil de défense réuni par le chef de l’Etat Emmanuel Macron. Ce Conseil de défense devrait débuter vers 11 heures, heure de Paris.

09:17 – 1 000 policiers en gendarmes supplémentaires sur place

Le ministre de l’Intérieur a annoncé ce jeudi de déploiement de 1 000 membres des forces de l’ordre supplémentaires en Nouvelle-Calédonie pour rétablir l’ordre sur l’archipel. « Le calme va être rétabli » a affirmé Gérald Darmanin sur France 2. « On passe de 1.700 à 2.700 policiers et gendarmes ». Pour autant, « on ne peut pas dire que l’Etat a repris le contrôle » a-t-il tenu à tempérer.

09:03 – 5 000 émeutiers la nuit dernière

Le Haut-commissaire de la République Louis Le Franc indique ce jeudi que 5 000 émeutiers étaient présents en Nouvelle Calédonie lors de la dernière nuit d’émeutes. À Nouméa, ils étaient entre 3 000 et 4 000.

08:48 – Le couvre-feu prolongé à Nouméa

Le couvre-feu sera prolongé à Nouméa annonce le Haut-commissaire de la République lors d’une conférence de presse ce jeudi. Il sera donc effectif de ce jeudi 18 heures, jusqu’à vendredi à 6 heures. Louis Le Franc a indiqué que la nuit dernière avait été « un tout petit peu moins violente que la précédente ».

08:35 – Une situation « proche de la guerre civile » pour le député Nicolas Metzdorf

Au micro de RMC, le député Renaissance Nicolas Metzdorf a affirmé être menacé de mort « parce que je suis un des leaders non-indépendantistes sur place ». Ce dernier affirme que la situation sur le territoire ultramarin est « proche de la guerre civile » où « tous les Calédoniens sont menacés de mort ». 

08:22 – Les ingérences de l’Azerbaïdjan en Nouvelle-Calédonie dénoncées par Gérald Darmanin

« Ce n’est pas un fantasme, c’est une réalité. Je regrette qu’une partie des leaders indépendantistes calédoniens aient fait un deal avec l’Azerbaïdjan, c’est incontestable. Cela donne une idée de ce qu’est parfois la démocratie si l’on écoutait certains leaders. Mais je veux dire qu’aujourd’hui, même s’il y a des tentatives d’ingérences, aucun pays n’accède à la violence en Nouvelle-Calédonie, la France est souveraine chez elle » indique Gérald Darmanin, ce mardi matin au sujet de la menace d’ingérences étrangères en Nouvelle-Calédonie.

08:18 – « Il n’y aura pas l’armée dans les rues de Nouvelle-Calédonie »

« Ce n’est pas le travail des armées que de pacifier l’archipel. C’est le travail des policiers et des gendarmes, et ils le font, ils le font très bien ». « Depuis l’état d’urgence (…) je pense que nous sommes sur la voie du rétablissement de la paix publique en Nouvelle-Calédonie » indique Gérald Darmanin, toujours au micro de France 2 ce jeudi matin.

08:13 – Le ministre de l’Intérieur fustige la CCAT

Invité des 4 Vérités de Télématin sur France 2 ce jeudi matin, Gérald Darmanin a notamment critiqué la cellule de coordination des actions de terrain (CCAT) : « C’est le CCAT le problème. Nous avons de nombreux éléments qui montrent que c’est une organisation mafieuse, violente, qui pille des magasins, tire à balles réelles sur des gendarmes, mets le feu à des entreprises, attaque des institutions pourtant indépendantistes. Nous ne reculerons pas » a-t-il expliqué. 

08:10 – Darmanin annonce l’interpellation d’un homme soupçonné d’avoir tué deux Kanaks

Ce jeudi matin, le ministre de l’Intérieur Gérald Drmanin a annoncé l’interpellation de « la personne responsable de deux morts kanaks », « la police est là pour arrêter tous les tueurs, les gens qui assassinent » poursuit-il. Il assure dans le même temps que « le calme va être rétabli » en Nouvelle-Calédonie. « On passe de 1 700 à 2 700 policiers et gendarmes » sur le terrain détaille le ministre.

08:08 – Cinq « responsables radicaux et violents » assignés à résidence en Nouvelle-Calédonie annonce Darmanin

« L’instauration de l’état d’urgence en Nouvelle-Calédonie voulue par le Président de la République permet de prendre des mesures immédiates : je viens de signer les 5 premiers arrêtés d’assignation à résidence de responsables radicaux et violents. Sur mon instruction, des perquisitions administratives seront menées par les forces de l’ordre immédiatement » indiquait hier, le Premier ministre Gérald Darmanin. Parmi elles, deux personnes appartenant à la Cellule de coordination des actions de terrain (CCAT), la frange la plus radicale du Front de libération Kanak socialiste (FLNKS) selon Le Figaro.

08:02 – 200 interpellations depuis ce lundi

Au cours des 24 dernières heures, pas moins de 70 interpellations ont eu lieu en Nouvelle-Calédonie. Le Haut-commissaire de la République Louis Le Franc a salué dans un communiqué « l’engagement et le professionnalisme des forces de l’ordre qui font l’objet d’attaques ». Au total, 200 émeutiers ont été interpellés depuis le début des violences dans le territoire ultramarin, lundi.

07:58 – Darmanin propose une protection policière aux grands élus calédoniens

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a indiqué à tous les grands élus calédoniens pour leur proposer une mise sous protection « compte tenu des menaces qui pèsent sur les élus locaux » indique Le Figaro ce jeudi matin. Indépendantistes, non indépendantistes, parlementaires, présidents des collectivités importantes et du gouvernement local ainsi que les chefs de parti sont concernés.

07:54 – Nouveau conseil de défense à 11 heures

Le président de la République Emmanuel Macron tiendra un conseil de défense ce jeudi matin à Paris sur les coups de 11 heures. Ce dernier a également proposé aux élus calédoniens d’avoir un « échange par visioconférence » jeudi, à l’issue de cette réunion de crise à l’Elysée. « Le chef de l’Etat présidera un conseil de défense et de sécurité nationale sur la situation en Nouvelle-Calédonie jeudi à 11h00 » indique la présidence.

15/05/24 – 23:43 – La crise loin d’être résolue ? Plusieurs réunions au sommet à nouveau organisées jeudi

FIN DU DIRECT – Le Premier ministre Gabriel Attal tiendra à nouveau une réunion de crise sur la Nouvelle-Calédonie jeudi matin, à 8h30. Et selon les informations de BFMTV, il semble que Emmanuel Macron présidera pour sa part un nouveau conseil de défense depuis l’Élysée à 11 heures. 

15/05/24 – 23:02 – « La situation n’est pas apaisée » à Nouméa

Auprès de BFMTV ce mercredi soir, l’ex-secrétaire d’État chargée de la Citoyenneté et figure anti-indépendantiste de Nouvelle-Calédonie, Sonia Backès, a affirmé que « la situation n’est pas apaisée ». Et d’affirmer : « Ça tire encore dans certains endroits de la ville. » Dans la nuit de mercredi à jeudi, beaucoup de maisons et de commerces auraient à nouveau été incendiés, selon elle. 

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Les émeutes continuent et le bilan s’alourdit en Nouvelle-Calédonie. Quatre personnes sont mortes depuis que les violences ont éclaté sur l’archipel a annoncé l’Elysée, mercredi 15 mai, à l’issue du conseil de défense et de sécurité convoqué par Emmanuel Macron.

Les violences et les émeutes observées depuis le lundi 13 mai sur le territoire du Pacifique ont fait des centaines de blessés selon Gérald Darmanin, dont « une centaine de gendarmes qui ont été évacués alors que l’on attaquait à la hache leur gendarmerie et que l’on tirait sur eux à balles réelles » a ajouté le ministre de l’Intérieur.

Macron instaure l’état d’urgence en Nouvelle-Calédonie

Emmanuel Macron s’est entretenu avec une poignée de ministres pendant plus de deux heures ce mercredi matin lors d’un conseil de défense et de sécurité convoqué en urgence. Durant la réunion, le chef de l’Etat a déclaré que « toutes les violences sont intolérables et feront l’objet d’une réponse implacable pour assurer le retour de l’ordre républicain » selon le présidence et le déclenchement de l’état d’urgence a vraisemblablement était au cœur des conversations : « Le président de la République a demandé que le décret visant à déclarer l’état d’urgence en Nouvelle Calédonie soit inscrit à l’ordre du jour du Conseil des ministres qui se réunira à 16h30 » a annoncé l’Élysée dans un communiqué.

En effet, Emmanuel Macron a décidé de déclencher l’état d’urgence en Nouvelle-Calédonie à l’issue du conseil de défense et de sécurité organisé mercredi matin. « La violence n’est jamais tolérable ni justifiable en aucune circonstance. Je veux saluer l’ensemble des forces de sécurité engagées. La priorité est de retrouver l’ordre, le calme et la sérénité » a-t-il ajouté lors de sa prise de parole dans l’hémicycle.

Le chef de l’Etat réitère son appel au calme à l’adresse des habitants de Nouvelle-Calédonie, mais aussi à celle des élus locaux. Ces derniers, qu’ils soient indépendantistes ou loyalistes, ont également appelé « au calme et à la raison » dans un déclaration commune. Le gouvernement comme les élus locaux encouragent à la reprise des discussions sur la réforme constitutionnelle dont l’adoption à mis le feu aux poudres. « Le président de la République a rappelé la nécessité d’une reprise du dialogue politique et a demandé au Premier ministre et au ministre de l’Intérieur et des Outre-mer d’inviter rapidement les délégations calédoniennes à Paris », a par ailleurs fait savoir le communiqué de l’Elysée.

Le haut-commissaire de la République évoque une situation « insurrectionnelle »

Les autorités craignent la poursuite et surtout un amplification des violences. « Je vous laisse imaginer ce qui va se passer si des milices se mettaient à tirer sur des gens armé », a déclaré Louis Le Franc, le haut-commissaire de la République, qui qualifie la situation d’ »insurrectionnelle ». Plusieurs « échanges de tirs de chevrotine entre les émeutiers et les groupes de défense civile à Nouméa et Paita » et une « tentative d’intrusion à la brigade de Saint Michel » ont été recensés.

Les tensions et violences qui touchent l’archipel ont été ravivées par le vote de l’Assemblée nationale ayant adopté la réforme constitutionnelle qui vise à élargir le corps électoral local. Un texte très contesté par les élus calédoniens indépendantistes. Certains d’entre eux appellent au retrait du texte, jugeant que le calme ne pourra pas revenir tant que la réforme dans sa version actuelle sera dans les tuyaux.

206 interpellations à Nouméa

Au moins 206 interpellations ont eu lieu à Nouméa et ailleurs en Nouvelle-Calédonie entre lundi et jeudi selon le haut-commissaire de la République. 1800 policiers et gendarmes sont sur place selon le ministère de l’Intérieur et 500 autres membres des forces de l’ordre vont être déployés dans les prochaines heures. 

Les établissements scolaires « resteront fermés jusqu’à nouvel ordre » précise le vice-rectorat de la Nouvelle-Calédonie. L’aéroport de Tontoura, lui, reste pour l’heure fermé aux vols commerciaux. « L’heure n’est pas grave, elle est très grave. Si l’appel au calme n’est pas entendu, il va y avoir beaucoup de morts dans l’agglomération de Nouméa aujourd’hui. On est rentrés dans une spirale dangereuse, une spirale mortelle » regrettait Louis Le Franc lors d’une conférence de presse.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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