Le maire de Cambo-les-Bains, bousculé après l’interruption du conseil municipal, chute au sol et termine à l’hôpital

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Equipés de bâtons de marche, de balais ou de cloches, ils ont fait en sorte de bloquer la séance, comme l’a rapporté France Bleu Pays Basque.

Constatant l’impossibilité de la poursuivre, le maire de Cambo-les-Bains, Christian Devèze, l’a levée vers 22h10. Présents dans la salle du conseil, toujours d’après la préfecture, les manifestants se sont alors « interposés », rendant « impossible » la sortie des membres du conseil municipal, et « générant une bousculade au cours de laquelle le maire a chuté et a été légèrement blessé ». Après avoir été projeté au sol, l’élu, touché à la tête, a été relevé par les forces de l’ordre puis escorté vers la sortie avant d’être évacué sur Bayonne.

“Son état de santé a nécessité une hospitalisation d’urgence à l’hôpital de Bayonne où il a passé la nuit en observation, a précisé ce jeudi la mairie de Cambo-Les Bains dans un communiqué. Il est depuis rentré chez lui, choqué par ces événements”.

« Tentatives d’intimidation »

Suite à ce grave incident, le préfet Julien Charles a immédiatement réagi en apportant « son soutien au maire de Cambo-les-Bains, ainsi qu’à l’ensemble du conseil municipal, dont le bon fonctionnement a été gravement entravé ». Il « condamne fermement les tentatives d’intimidation subies par les élus de la République, qui ont culminé ce soir par une situation de tension entraînant une bousculade et la chute au sol du premier magistrat de la commune ».

Cet événement intervient alors que l’association des maires des Pyrénées-Atlantiques (ADM 64) a voté il y a quelques jours une motion dénonçant les violences et agressions verbales et physiques dont les élus locaux sont de plus en plus la cible. Toujours au Pays basque, au mois de mars, la maire de Briscous Fabienne Avensa avait remis sa démission au préfet après la découverte d’un cercueil devant la mairie dans un contexte de tension autour de l’avenir de l’Ikastola.

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« À portée de coups »

« Les gens remettent de plus en plus en cause l’état de droit, déplore Alain Sanz, président de l’ADM 64. Ils n’admettent plus que les élus puissent prendre des décisions. Cela commence à être vraiment inquiétant. Ils voudraient faire leurs propres lois. Les élus locaux, qui représentent la République, ne sont plus simplement à portée d’engueulade. Ils sont à portée de coups ».

Le président du conseil départemental Jean-Jacques Lasserre, qui apporte son « total soutien » à Christian Devèze, condamne lui aussi « avec la plus grande fermeté les événements inacceptables qui ont émaillé le conseil municipal de Cambo-les-Bains». « Quels que soient les sujets d’opposition, il est intolérable de s’en prendre à une personne démocratiquement élue, estime-t-il. Ce n’est pas ainsi que nous ferons avancer nos projets et que nous construirons des relations saines dans notre société ».

Rassemblement le 16 avril

Même fermeté et même condamnation de la part d’Alain Rousset, président du Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine. « Toute forme de violence et d’attaque personnelle est intolérable dans notre démocratie, la négation même de notre pacte républicain, insiste-t-il. Elle n’a sa place nulle part, au sein de nos institutions républicaines encore moins qu’ailleurs, tant aucun débat politique ne peut se tenir sous la contrainte de la violence”.

Alain Rousset qui souhaite avec l’ensemble des élus régionaux “un prompt rétablissement” à Christian Devèze rappelle que “la politique est faite de confrontations et non d’affrontements physiques entre adversaires et non ennemis.” 

La mairie de Cambo-les-Bains, précise par ailleurs que Christian Devèze a reçu de “très nombreux messages de soutien”, dont ceux mentionnés plus haut mais aussi celui de la ministre Sarah El Haïry, en charge de l’Enfance, de la Jeunesse et des Familles, du député et ancien maire de Cambo Vincent Bru, ou de Jean-René Etchegaray, président de la Communauté d’agglomération pays Basque. Un rassemblement de soutien au maire et “contre la violence envers nos élus” est organisé le 16 avril à 18h sur le parvis de la mairie.

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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