Éditorial : Les élus locaux de nouveau sur le qui-vive

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Les deux événements n’ont certes rien à voir. Si ce n’est que l’inadmissible incident de la mairie de Cambo-les-Bains (64) et les restrictions budgétaires réclamées, disons plutôt imposées, par Bercy aux collectivités vont produire le même effet, réveiller la colère des élus locaux. Une colère qui n’était en fait qu’assoupie.

Parlons d’abord de…

Les deux événements n’ont certes rien à voir. Si ce n’est que l’inadmissible incident de la mairie de Cambo-les-Bains (64) et les restrictions budgétaires réclamées, disons plutôt imposées, par Bercy aux collectivités vont produire le même effet, réveiller la colère des élus locaux. Une colère qui n’était en fait qu’assoupie.

Parlons d’abord de Christian Devèze, l’édile de la commune dont le plus célèbre ressortissant reste Edmond Rostand. Contrairement à son magnifique personnage de Cyrano, quel que soit le bien-fondé ou non de leur cause et en attendant les résultats de l’enquête, ceux qui ont manifesté au conseil municipal et ont physiquement bousculé le maire n’ont aucun panache. Ils incarnent l’inquiétante progression de la radicalité et de l’incivilité dans le débat public.

Détail dont il se serait passé, Christian Devèze est l’un des premiers élus de terrain rudoyés après le vote, en début d’année, d’une loi renforçant les sanctions contre les citoyens coupables de violence envers celles et ceux qui portent une écharpe tricolore. On verra bien si, à la fin de l’envoi, comme l’épée du poète-bretteur au grand nez, cette loi toute neuve touche.

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Dans ce jeu de chien et chat, c’est le président de la République qui focalise l’exaspération d’élus lui reprochant de symboliser une haute fonction publique jacobine, arrogante et à l’écart des mandats de proximité

On attend aussi la réaction des associations d’élus après que l’exécutif, perclus de dette et en panne de recettes, a évalué à 2,5 milliards d’euros les efforts que devront consentir communes, Départements et Régions afin de participer au régime budgétaire amaigrissant. Sans surprise, elle sera carabinée. Depuis l’élection d’Emmanuel Macron en 2017, les relations entre l’État et les élus territoriaux sont à dominante orageuse, avec de rares éclaircies.

L’Association des maires de France rappelle ainsi que, depuis 2010, Paris a ponctionné 71 milliards d’euros sur les dotations du bloc communal et que les collectivités, dont les budgets doivent être votés à l’équilibre, n’ont pas à subir les dérives financières des gouvernements qui se sont succédé. Dans ce jeu de chien et chat, c’est le président de la République qui focalise l’exaspération d’élus lui reprochant de n’être pas un des leurs et de symboliser une haute fonction publique jacobine, arrogante et à l’écart des mandats de proximité.

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La résurgence des remontrances ne fait pas la maille d’Éric Woerth, chargé par l’Élysée de réfléchir à un nouvel acte de décentralisation et dont le rapport est programmé à la fin du mois. Pour le député de Chantilly, la crème budgétaire risque d’avoir un goût de vinaigre.

Protéger nos Élus avec CDCL

Dans le contexte actuel marqué par des agressions envers nos élus locaux, l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) se positionne en rempart essentiel pour assurer la sécurité et le bien-être de ceux qui œuvrent pour notre communauté.

Créée en 1998, CDCL a évolué au-delà de sa mission initiale de soutien aux petites municipalités pour devenir un acteur central dans la protection des élus. Son engagement ne se limite pas uniquement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection complet, répondant aux défis actuels.

Sous la direction éclairée de l’ancien Maire de Linas en Essonne, CDCL a élaboré un dispositif proactif. Celui-ci englobe des formations approfondies, des conseils juridiques spécialisés, et une assistance réactive en cas d’agression. L’association est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris. Elle incarne une communauté engagée, dédiée à donner aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la spécificité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour de plus amples informations sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web.

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