
Vendredi 31 octobre, la soirée d’Halloween a viré à la frayeur à la salle des Nouëlles, au Landreau (dans le Vignoble nantais).
À la fin d’un entraînement de handball des U19, un adolescent de 17 ans a brandi une arme – « factice ou non, on ne le sait pas », précise le maire Christophe Richard – et menacé plusieurs jeunes joueurs. « Il les a pourchassés jusqu’à l’intérieur de la salle en criant qu’il allait les crever », a relaté l’élu lors du dernier conseil municipal début novembre.
Une plainte d’abord refusée par les gendarmes
Les jeunes ont réussi à s’enfermer dans le bâtiment, tandis que l’agresseur tournait autour, proférant de nouvelles menaces avant de quitter les lieux.
Le lendemain, le président du club a informé la mairie de l’incident. « Je lui ai conseillé d’inciter les joueurs à déposer une plainte et que le club fasse une main courante », explique Christophe Richard.
Mais les démarches se sont révélées plus compliquées que prévu. « Les gendarmes n’ont pas voulu prendre la plainte, prétextant que c’était Halloween », et que cela pouvait être considéré comme une mauvaise blague, rapporte l’élu. Une justification jugée « inacceptable ».
« Le jeune en cause est déjà connu des services de la gendarmerie »
Le maire a alors contacté directement le lieutenant de la brigade du Loroux-Bottereau : « Je lui ai expliqué les faits ; il connaissait la main courante mais pas les détails, notamment que le jeune en cause est déjà connu des services de gendarmerie pour des faits graves ».
Le lieutenant a demandé un rapport écrit et s’est engagé à faire remonter l’affaire. « Il va débriefer avec ses équipes pour comprendre pourquoi la plainte n’a pas été prise », ajoute Christophe Richard.
Selon les informations recueillies par la mairie, le mineur est bien identifié. Il aurait également menacé des passants dans la rue avec une batte de baseball. « C’est quelqu’un que les services connaissent, mais qui n’est pas suivi psychologiquement, ce qui pose évidemment question », a regretté l’élu.
Le maire a par ailleurs précisé que la famille « ne sollicite pas le CCAS », rendant tout accompagnement plus difficile.
« Cet incident ne doit pas rester sans suite »
Pour Christophe Richard, cette affaire illustre un malaise plus large : « Quand des jeunes se sentent en danger, ils doivent pouvoir compter sur une réponse rapide et claire. Là, ce n’a pas été le cas ».
L’élu a indiqué avoir rédigé un résumé complet des faits destiné à la gendarmerie du Loroux-Bottereau et souhaite que des suites concrètes soient données. « Notre priorité, c’est la sécurité des usagers de la salle et des associations. Cet incident ne doit pas rester sans suite », a-t-il conclu.
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