, Injure raciste à Tours Métropole : l’heure de vérité pour Frédéric Augis, convoqué au tribunal

Injure raciste à Tours Métropole : l’heure de vérité pour Frédéric Augis, convoqué au tribunal

, Injure raciste à Tours Métropole : l’heure de vérité pour Frédéric Augis, convoqué au tribunal

Il n’a jamais nié, ni confirmé, les propos qui lui ont été imputés, expliquant qu’il réservait ses « explications pour la justice ». Cette fois, Frédéric Augis devrait donc – s’il s’en tient à ses promesses – être plus loquace. Le président de Tours Métropole comparaît, ce jeudi 7 mars, devant le tribunal correctionnel de Tours, pour « injure publique à caractère racial par personne dépositaire de l’autorité publique ». Cela fait suite à cette altercation houleuse avec Cédric De Oliveira, l’un de ses vice-présidents, à l’issue d’un conseil métropolitain, le 4 avril 2023. Il l’aurait insulté de « sale Portugais », devant témoins.

Dans cette affaire, il aurait pu ne jamais y avoir de procès. On aurait pu en rester là, avec ces seules excuses envoyées par lettre à Cédric de Oliveira, qui n’a pas souhaité porter plainte. Tout le contraire de SOS Racisme, qui a décidé de poursuivre le président de la métropole tourangelle. Sur France Bleu Touraine, Dominique Sopo, président de l’association, faisait d’ailleurs part de sa déception de voir que personne ne bougeait le petit doigt en Touraine, hormis à condamner les propos de Frédéric Augis, s’ils avaient été tenus tels quels. « On aurait bien aimé que le préfet déclenche l’article 40 et porte lui-même plainte après avoir eu connaissance des éléments ou que le parquet se saisisse de lui-même de cette affaire, mais il n’en est rien. »

Malaise à la Métropole

Et il est vrai que depuis 11 mois, il y a comme un léger malaise, concernant cette histoire. Cela s’est vu dès le premier conseil métropolitain, faisant suite à l’insulte présumée de Frédéric Augis. Peu d’élus ont osé, en public, demander des explications ou des comptes. Les maires de Notre-Dame-d’Oé et Saint-Etienne-de-Chigny avaient donné de la voix. Le conseiller de Tours, Benoist Pierre, également. Et c’est à peu près tout.

Il y a surtout eu un grand moment de gêne, lors de la seule prise de parole de Cédric de Oliveira sur cet incident. Après avoir appelé au calme, tout en rappelant qu’il ne pouvait accepter d’être « discriminé de la sorte », il n’a pas été applaudi par tout le monde. Tous les vice-présidents assis à côté de Frédéric Augis, eux, se sont abstenus. Certains étaient même sur leur portable, pendant le discours, sans doute préoccupés par autre chose.

Frédéric Augis risque jusqu’à un an de prison

Surtout, sur les trois élus présents lors de l’altercation, seul un a témoigné dans la procédure. Il s’agit du maire de Rochecorbon. La maire de Villandry et son collègue de Berthenay, eux, disent ne pas avoir entendu ou ne pas se souvenir exactement de ce qu’il s’est dit. Est-ce une manière faire bloc derrière Frédéric Augis ? Ou d’attendre sagement une éventuelle condamnation, en s’activant en coulisses, pour préparer sa succession ? Sans doute un peu des deux. Car ce n’est pas seulement l’avenir de Frédéric Augis qui se joue là. C’est aussi celui de la Métropole. Puisque pour ces faits, le président de la collectivité risque jusqu’à un an de prison, 45.000 euros d’amende et une peine d’inéligibilité.

Au procès, l’association SOS Racisme sera accompagnée par la Licra 37 sur le banc des parties civiles. Toutes deux disent avoir eu du mal à trouver un avocat, souhaitant plaider contre Frédéric Augis.

CDCL : Un Bouclier pour nos Élus

L’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales) s’élève comme un rempart essentiel face aux défis que rencontrent nos élus locaux. Fondée en 1998, cette organisation a élargi son rôle initial pour devenir un soutien inestimable, particulièrement dans le contexte actuel d’agressions envers nos représentants locaux.

CDCL va au-delà de la simple valorisation du patrimoine et de la formation des élus. L’association a mis en place un dispositif de protection dynamique, comprenant des formations spécialisées, des ressources juridiques, et une assistance réactive en cas d’agression.

Reconnue au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, CDCL a le pouvoir de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, les élus locaux victimes d’agression. Cela renforce son engagement envers la sécurité de ceux qui dédient leur vie au service de la communauté.

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