« La violence est partout » : plus de 2500 agressions d’élus recensées en 2024, annonce François-Noël Buffet sur TF1

Invité de « Bonjour ! La Matinale TF1 » ce mardi 20 mai, le ministre délégué au ministère de l’Intérieur François-Noël Buffet a dévoilé les derniers chiffres concernant les violences à l’encontre des élus.
Bien qu’encore à un niveau très préoccupant, elles ont baissé en 2024.

Un « constat alarmant ». François Noël Buffet a présenté mardi les derniers chiffres concernant les violences à l’encontre des élus. « 2.501 faits » ont été recensés en 2024, selon les travaux du Centre d’analyse et de lutte contre les atteintes aux élus (CALAE). Cela représente, en moyenne, 40 à 50 agressions par semaine. À noter que ce chiffre marque un léger recul par rapport à 2023, année lors de laquelle « 2.759 faits » avaient été décomptés (-9%), selon le ministre délégué au ministère de l’Intérieur.

Dans le détail, les agressions verbales (menaces, outrages…) représentent la majorité de ces épisodes de violence (68%). « Les agressions physiques ne sont pas le plus important. La partie verbale, réseaux, cyber, etc. est vraiment la plus conséquente », confirme François Noël Buffet sur le plateau de « Bonjour ! La Matinale TF1 ». « La violence à l’égard des élus est partout, que ce soit dans les grandes villes, dans les petites villes, voire même en milieu rural », ajoute-t-il, avec gravité. 

Les maires principalement visés

Mais en y regardant de plus près, ce sont les maires qui sont particulièrement visés, puisque « 64% des agressions les concernent ». « Ils sont la cible principale parce qu’ils représentent l’autorité locale. L’idée, c’est de s’en prendre à l’élu qui représente la République et l’autorité », estime le ministre. Et les édiles sont « comme le dit souvent le président du Sénat ‘à portée d’engueulade’ », juge-t-il encore. 

En parallèle, l’ex-président de la commission des Lois du Sénat annonce que l’exécutif planche sur un pack nouvel élu. « On prépare une sorte de kit qui permettra aux élus de savoir réagir quand on est victimes d’une agression, avec notamment des dispositifs numériques », souligne-t-il. 

De même, une loi, souhaitée par Emmanuel Macron, sera « présentée à la fin du mois de juin ». « L’idée est de donner la possibilité aux maires de permettre à leur police municipale de délivrer des amendes délictuelles forfaitaires, contrôler de coffres, contrôler des identités, faire des saisines », décrit-il. 

Selon le natif de Lyon, « il ne s’agirait pas d’obliger les maires à le faire mais de leur donner une sorte de boîte à outils qui leur permettra d’agir ». Ce texte devrait être soumis au Parlement à la rentrée. 

Maxence GEVIN

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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