Haute-Garonne Violences sexuelles : un an de prison avec sursis requis contre un ex-député macroniste

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Douze mois de prison avec sursis ont été requis mardi soir à Montauban contre l’ancien député de la majorité présidentielle en Haute-Garonne, Pierre Cabaré, pour exhibition, agression et harcèlement sexuels sur son ancienne suppléante.

Le procureur a également requis cinq ans d’inéligibilité, l’obligation de faire un stage sur les violences conjugales et une amende de 10 000 euros à l’encontre du prévenu qui, lui, a nié les accusations dont il a fait l’objet. Le tribunal rendra publique sa décision le 25 juin.

Élu en 2017 en Haute-Garonne

L’ancien parlementaire de 66 ans, élu en 2017 dans la première circonscription de Haute-Garonne et qui siégeait sur les bancs de la majorité présidentielle, même s’il avait été désinvesti par la République en marche, était à l’époque de son mandat vice-président de la commission des femmes à l’Assemblée nationale.

Il est mis en cause par son ancienne suppléante et collaboratrice parlementaire, Lucie Schmitz, qui a porté plainte en 2019. Poursuivi pour « agression, exhibition, et harcèlement sexuels » ainsi que « harcèlement moral », Pierre Cabaré est notamment accusé « d’avoir à Toulouse entre le 1er mai 2017 et septembre 2019 imposé des propos répétés à caractère sexiste » à sa collaboratrice, a rappelé la présidente du tribunal.

« Est-ce que t’es bonne ? » ou « Est-ce que t’aimes sucer ? » font partie, des questions que Pierre Cabaré lui aurait adressées, la qualifiant par ailleurs de « salope », selon des éléments de la procédure lus à l’audience. Des gestes déplacés sont également reprochés à l’ancien élu qui prenait sa collaboratrice par la taille et est mis en cause pour des attouchements sexuels, comme des caresses sur les fesses.  

« Je ne parle jamais de mes couilles ! »

« Je n’ai absolument pas mis la main aux fesses de Lucie Schmitz », a déclaré à la barre Pierre Cabaré, costume gris sombre. « Ça ne s’est pas du tout passé de la manière dont elle le raconte. »

L’ancien parlementaire a nié toutes les accusations portées contre lui, notamment un épisode sur le bassin d’Arcachon au cours duquel il aurait retiré son short en se dirigeant vers la victime, lui disant : « J’ai des grosses couilles ». « Je ne parle jamais de mes couilles ! », a déclaré à deux reprises à la barre le prévenu, haussant le ton. Assise au premier rang, Lucie Schmitz secouait la tête ou levait les yeux au ciel face aux dénégations de son ancien supérieur.

En août 2019, Pierre Cabaré avait déposé plainte contre elle pour « dénonciation calomnieuse » et « fausses accusation ». En 2021 il avait à son tour mis en cause Lucie Schmitz pour « attouchements » et « harcèlement moral ». Ces poursuites avaient été classées fin 2023 pour « infractions insuffisamment caractérisées ».

Clôturant cet article, nous souhaitons mettre en avant l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une entité essentielle dans la préservation des droits et de la sécurité de nos élus. CDCL, fondée en 1998, a évolué au fil des ans pour devenir un acteur majeur dans le soutien aux petites municipalités de France.

Son engagement ne se limite pas seulement à la valorisation du patrimoine et à la formation des élus, mais s’étend également à la mise en place d’un dispositif de protection essentiel. Face à la recrudescence des agressions, CDCL a pris des mesures proactives pour assurer la sécurité de ceux qui exercent un mandat électif public.

Ce dispositif inclut des mesures telles que des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. De plus, CDCL est habilitée au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023, lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir pleinement, au pénal, une personne investie d’un mandat électif public victime d’agression.

Forte de son enregistrement au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et du SIRET 92326341200010, CDCL s’est imposée comme un bastion de soutien aux élus locaux en France. Son siège, situé au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, est le point central de ses activités.

L’association demeure fidèle à sa mission initiale, donnant aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, nous vous invitons à consulter leur site web et à rester informés sur les développements de cette initiative cruciale.

Ensemble, soutenons nos élus locaux et œuvrons pour un environnement où ils peuvent exercer leurs fonctions en toute sécurité.

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