
Douze élus de La Penne-sur-Huveaune appellent le maire Nicolas Bazzucchi à démissionner. Ils ont envoyé un courrier à l’édile en amont du conseil municipal organisé ce lundi 17 mars.
Les élus lâchent Nicolas Bazzucchi. Dans un courrier rendu public ce lundi 17 mars, douze élus municipaux ont appelé le maire de La Penne-sur-Huveaune (Bouches-du-Rhône), accusé de viols et de violences conjugales sur trois ex-compagnes, à démissionner.
« Dans l’intérêt de la collectivité, et pour préserver la confiance des citoyens envers leurs élus, nous vous invitons à prendre vos responsabilités en démissionnant de votre poste de Maire », déclarent ainsi les élus dans leur courrier.
D’après Ici Provence, les trois premiers adjoints de Nicolas Bazzucchi ont participé à la rédaction de la lettre: Evelyne Farges-Squarzoni, Thierry Illy et Stéphane Casterot. La première a géré les affaires courantes de la commune lors du placement en détention provisoire de l’édile au mois de décembre 2024.
Des faits reconnus jugés suffisamment graves
Les élus affirment s’être « serrés les coudes afin de maintenir une cohésion au sein de la municipalité » après l’incarcération de Nicolas Bazzucchi. Dans cette lettre, ils ont aussi indiqué leur absence du conseil municipal de ce lundi 17 mars, auquel le maire participe.
« Aujourd’hui, à la suite de votre remise en liberté et de votre volonté de réoccuper pleinement votre position, nous ne pouvons nous résoudre à reprendre notre action avec vous comme si de rien n’était », poursuivent-ils.
S’il a nié les accusations de viols et de violences portées par ses trois ex-compagnes, le maire de La Penne-sur-Huveaune a reconnu des crachats et des insultes. Des faits suffisamment graves pour les élus signataires de la lettre.
« Il s’agit là d’un comportement qui est non seulement incompatible avec la position de premier magistrat, mais qui trahit également les valeurs qui ont fédéré notre équipe lorsque nous avons décidé de nous présenter aux élections municipales », écrivent-ils.
Alain Fedi, conseiller municipal démissionnaire de la majorité, avait avancé les mêmes arguments dans une lettre envoyée au maire il y a quelques jours.
Le maire poursuit son mandat à distance
Nicolas Bazzucchi avait été placé en garde à vue le 16 décembre dernier, après plusieurs mois d’enquête. Il avait été incarcéré provisoirement deux jours plus tard, avant d’être libéré sous contrôle judiciaire le 14 février. Celui-ci a été assorti d’une interdiction de paraître sur le territoire de sa commune.
Vendredi 14 mars, Nicolas Bazzucchi s’était défendu dans La Provence et avait affirmé que « la vérité éclatera un jour ». Il était aussi indiqué qu’il a repris ses fonctions à distance, « selon les dispositions légales » qui lui sont accordées, selon lui. La poursuite de son mandat, ainsi que sa présence au conseil métropolitain du 27 février, avait déjà créé un malaise chez les élus Pennois.
Selon les informations d’Ici Provence, les conseillers municipaux d’opposition ont accusé les douze élus de « se draper dans une posture morale » et invitent ces derniers à démissionner.
D’après La Provence, il s’est bien rendu au conseil municipal de ce lundi 17 mars, contrairement aux douze élus signataires du courrier.
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