La maire de ce petit village de l’Oise sauvagement agressée : « C’est inadmissible

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Les agressions envers les élus ne cessent d’augmenter. Ce mardi 9 avril 2024, c’est la maire de la petite commune de Moulin-sous-Touvent, située à l’est de Compiègne, dans l’Oise, qui a été sauvagement agressée, d’abord verbalement puis physiquement, par une automobiliste qui passait par une route de son village. 

La personne qui s’en est prise à la maire n’habite pas Moulin-sous-Touvent. Tout a commencé lorsque le véhicule n’a pas respecté un panneau « Stop » à proximité de l’école, alors que les enfants montaient dans un bus, vers 13h. La maire de cette commune de 200 habitants décide alors d’aller parler à la femme au volant pour lui faire comprendre que son comportement était dangereux.

Une automobiliste lui fonce volontairement dessus

« Certains ne le comprennent pas les règles que l’on a mis en place. J’ai intercepté cette personne qui m’a insultée puis qui a volontairement foncé sur moi avec son véhicule en me menaçant », raconte la maire, Anne Brocvielle, dans un message publié sur les réseaux sociaux. 

« Si tout le monde respectait le code de la route et chacun d’entre nous, ce genre d’incident n’arriverait pas ! », dénonce l’élue, qui a dû se rendre aux urgences après ce contact farouche avec le véhicule de l’automobiliste. 

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C’est inadmissible ! Nous élus, forces de l’ordre, personnes de l’État, ne sommes pas là pour subir la haine, le mal-être ou encore la colère des gens. Il faut vraiment que ça cesse, c’est honteux de voir ça !

Anne BrocvielleMaire de Moulin-sous-Touvent

Fracture de la main et une plainte déposée

Après être sortie de l’hôpital de Noyon, l’élue indique à ses administrés qu’une « belle fracture de la main » lui a été diagnostiquée. Celle-ci va lui falloir « des semaines d’arrêt », ajoute l’élue.

Elle a décidé de déposer plainte. « Il faut nous protéger impérativement contre ces violences gratuites physiques, verbales et insultes, alors que nous faisons simplement notre travail sans agressivité », s’est-elle également indignée.

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Il y a quelques jours, une employée municipale avait été agressée à Noailles. Le maire avait dénoncé ces insultes proférées et poussé un coup de gueule

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En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

Pour en savoir plus sur le dispositif de protection des élus et les actions de CDCL, consultez leur site web. Restez informés sur les développements de cette initiative cruciale afin de soutenir nos élus locaux dans l’exercice de leurs fonctions en toute sécurité.

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