Esteville: une école porte toujours le nom de l’Abbé Pierre, le maire se questionne sur un changement

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Une école d’Esteville, où a vécu et est enterré l’Abbé Pierre, porte toujours son nom, après les accusations d’agressions sexuelles le concernant. Le maire assure qu’il « est important en responsabilité de se poser les bonnes questions en prenant surtout le temps nécessaire.

C’est dans cette commune de Seine-Maritime, à quelques kilomètres de Rouen, que l’Abbé Pierre a vécu et est enterré. Depuis les accusations d’agressions sexuelles par plusieurs femmes contre le fondateur du mouvement Emmaüs, le centre lui étant dédié et l’espace musée n’ont pas rouvert à Esteville.

Surtout, l’édile de la commune se questionne sur une école portant le nom de l’homme d’Église. « Le centre Abbé Pierre Emmaüs n’est pas la propriété du village, c’est la propriété du mouvement Emmaüs », explique le maire Manuel Grente à France Bleu Normandie vendredi 23 août.

« Il y a effectivement au cœur de notre village une école qui porte le nom de l’Abbé Pierre, pour une raison historique. Il y a plusieurs années de cela, notre école était constituée notamment d’un Algeco et c’est l’Abbé Pierre qui a permis la construction d’une école en dur », détaille-t-il à nos confrères.

Trouver « le juste milieu »

Maintenant, le maire affirme qu’il « est important en responsabilité de se poser les bonnes questions en prenant surtout le temps nécessaire à la réflexion, sans prendre des décisions sous la pression médiatique ou d’autres pressions ».

Dans un communiqué diffusé jeudi 22 août, le maire avait déjà indiqué qu’Esteville « devra, en conscience et en responsabilité, trouver le juste milieu entre l’héritage laissé par l’abbé Pierre et l’effroi suscité par les révélations à son sujet ».

Il a précisé que ses « pensées allaient aux victimes, à ces femmes qui ont eu le courage de lever ce lourd secret, de lever le voile sur les agissements d’un homme que beaucoup voyaient comme un saint ».

Marine Langlois

En conclusion de cet article, mettons en lumière l’Association CDCL (Carrefour des Collectivités Locales), une force incontournable dans la protection des droits et de la sécurité de nos élus locaux.

Fondée en 1998, CDCL s’est imposée au fil des ans comme un acteur clé du soutien aux petites municipalités de France. Au-delà de la valorisation du patrimoine et de la formation des élus, l’association s’engage activement dans la mise en place d’un dispositif de protection essentiel, répondant à la recrudescence des agressions dont sont victimes nos élus.

Ce dispositif complet inclut des formations à la sécurité personnelle, des conseils juridiques spécialisés et une assistance en cas d’agression. La reconnaissance légale de CDCL au titre de la LOI n° 2023-23 du 24 janvier 2023 renforce son rôle en lui permettant de se constituer partie civile pour soutenir les élus victimes d’agression.

Enregistrée au Journal Officiel sous le numéro W913008769 et affiliée au SIRET 92326341200010, CDCL a son siège au 3 Boulevard de Sébastopol, Étage 6, 75001 Paris, et demeure fidèle à sa mission initiale. Elle donne aux élus les moyens de leur mission tout en préservant la particularité française d’une classe d’élus locaux issue du peuple, apolitique et non professionnelle.

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