
Depuis le mois de juin, Marguerite Falcou est régulièrement insultée par l’un de ses administrés, qui s’en prendrait régulièrement aux autres habitants du village, « criant même sur les enfants ». La maire du village du Limouxin a déjà porté plainte à trois reprises.
Depuis juin dernier, un homme d’une soixantaine d’années « terrifie » Villardebelle et ses 55 habitants, à commencer par sa maire, Marguerite Falcou.
L’élue locale est même la victime principale de ses agressions verbales. Des insultes comme « folle », « irresponsable », et d’autres plus graves comme « pédophile » ou « salope ». Mais aussi des menaces : « Je vais vous exploser la gueule ». « Il vient me menacer directement à la mairie pendant les heures de permanence, sans compter les messages qu’il laisse sur le répondeur », relate la maire.
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Dans une des trois plaintes qu’elle a déposées, l’élue locale évoque 50 messages laissés en une nuit au mois de juin. Puis en septembre, 99 messages en une journée, dont 38 en une heure. « Je veux que la maire soit interdite d’être enterrée à Villardebelle. Qu’on la jette dans une fosse à cochon », peut-on entendre sur trois messages successifs, avant que l’homme parte dans un fou rire glaçant.
Un retrait de permis comme déclencheur
À son installation au printemps dernier, rien ne laissait présager pareille situation. Fraîchement domicilié dans la petite commune, l’homme était venu « naturellement » se présenter en mairie. « Et puis un jour il a eu un accident, il a été contrôlé positif à l’alcool et à la drogue apparemment, raconte Marguerite Falcou. Son permis lui a été retiré pendant neuf mois. C’est là que les choses ont dégénéré. »
Depuis, l’individu multiplie les insultes, les violences verbales et les attaques, et pas seulement envers l’élue. « Il a tapissé la voiture de mon gendre de pâtée pour chat, raconte Marguerite Falcou. Une autre fois, il a ordonné à mon chien d’attaquer mon arrière-petit-fils. »
L’élue locale s’inquiète pour la sérénité et la sécurité des autres habitants du village. « Il crie sur les gens, même sur les enfants lorsqu’ils vont à l’école. Les petits sont traumatisés. »
Difficultés d’être un élu local
D’après Marguerite Falcou, l’individu serait « alcoolique », consommerait « de la drogue » mais souffrirait également de troubles mentaux. Pourtant, malgré plusieurs plaintes, l’homme est toujours dans la nature.
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« Les gendarmes viennent dès que je les appelle, ils sont très compréhensifs, dès qu’ils le peuvent ils le mettent en garde à vue. Mais ils m’ont dit que tant qu’il n’y avait pas de violence physique, ils ne pouvaient pas faire plus. »
Habituellement « discrète et sans histoire », Marguerite Falcou a finalement écrit à la procureure de la République pour lui demander d’intervenir. « Je veux aussi que les gens du coin sachent ce qui se passe, qu’ils comprennent les difficultés que les maires des petites communes rencontrent », explique-t-elle, citant pour autre exemple les cas de Val-du-Faby ou de Vignevieille.
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